Couverture vaccinale au Tchad : l'exécutif fixe le cap des 90 %
Cinq ans après sa suspension, la « Réunion du 24 » a repris au palais Toumaï. Les discussions se sont concentrées sur la vaccination et le renforcement des ressources humaines.
Le Président de la République, Chef d’État, le Maréchal du Tchad Mahamat Idriss Deby Itno a présidé, le 24 août 2026 au Palais Toumaï, la reprise de la « Réunion du 24», consacrée au secteur de la santé.
Pour cette reprise, les échanges ont été axés sur la vaccination, dont la couverture est passée de 41 % en 2017 à 71 % en 2025, avec un objectif de 90 % d’ici 2029.
Des instructions ont été données par le Chef de l'État afin de sécuriser le financement de la vaccination, d'apurer les engagements financiers envers les partenaires et de renforcer les ressources humaines, notamment avec le recrutement de 500 paramédicaux et l’intégration à la fonction publique de 226 agents arrivant en fin de contrat avec les partenaires.
Cinq ans après sa suspension, la « Réunion du 24 » reprend du service.
Réinstituée comme cadre permanent de concertation, de coordination et de redevabilité, cette instance n’avait plus tenu ses assises depuis 2021. Pour cette reprise, un thème s’impose : la vaccination, avec l’ambition d’aller plus loin dans la protection des enfants et la prévention des épidémies.
Sur ce terrain, les chiffres témoignent d’une progression réelle. La couverture vaccinale est passée de 41 % en 2017 à 71 % en 2025. Un résultat encourageant, mais encore en dessous de l’ambition nationale: le nouveau cap est fixé à 90 % d’ici 2029, avec une priorité donnée aux populations les plus difficiles à atteindre.
Cette ambition ne peut se réaliser sans moyens. Le Chef de l’État a instruit le Gouvernement d’apurer les arriérés de 2025 et d’honorer les contreparties nationales de 2026 destinées aux partenaires techniques et financiers. Pour la vaccination, l’objectif est de garantir des crédits distincts, prévisibles et sécurisés dans les prochaines lois de finances.
Autre défi: les ressources humaines. Le recrutement de 500 paramédicaux, prévu au Budget de l’État 2026, doit être concrétisé. L’intégration à la fonction publique de 226 agents arrivant en fin de contrat avec les partenaires est également annoncée comme une priorité, car sans personnel suffisant, infrastructures et programmes sanitaires ne peuvent produire pleinement leurs effets.