Dengue au Tchad : le gouvernement face aux députés
Interpellé à l'Assemblée nationale, le ministre de la Santé publique, Dr Abdelmadjid Abderahim, a fait le point sur l'épidémie de dengue et appelé à une mobilisation citoyenne face à la flambée des cas.
Interpellé ce 4 novembre 2026 à l'Assemblée nationale, le ministre de la Santé publique et de la prévention, Dr Abdelmadjid Abderahim, répond à une question orale relative à l'épidémie de dengue qui touche le pays. La séance plénière est dirigée par le président de l'Assemblée nationale, Ali Kolotou Tchaimi.
D'entrée de jeu, le ministre a salué l'initiative du député auteur de la question, y voyant l'expression d'une « inquiétude légitime des concitoyens ». Il a exprimé sa « pensée émue » aux familles endeuillées ainsi qu'aux malades, transmettant la profonde compassion du gouvernement.
Revenant sur l'origine de la crise, Dr Abdelmadjid Abderahim a indiqué que le premier cas a été signalé dans la province du Wadi-Fira. « Comme c'est une maladie qui voyage, ce sont les transporteurs qui l'ont amenée ici. N'Djamena est une grande agglomération, d'où la flambée épidémique », a-t-il expliqué.
Face à cette situation, le ministre a assuré que le gouvernement est pleinement mobilisé sous l'autorité du Premier ministre et les orientations du président de la République. Il a toutefois rappelé que la riposte ne relève pas seulement des structures de soins : « La dengue ne se combat pas seulement dans les hôpitaux. Elle se combat dans chaque concession, chaque quartier, chaque caniveau. »
Appelant à des gestes de prévention stricts, il a insisté sur l'élimination des eaux stagnantes, des récipients et des pneus usés, ainsi que sur l'utilisation de moustiquaires, y compris en journée, les moustiques vecteurs piquant le jour. Interrogé sur la piste vaccinale, il a précisé qu'il n'existe pas de vaccin homologué pour des campagnes de masse abordables : « Il existe des vaccins en France, on peut commander pour faire une campagne de masse, mais ça coûte extrêmement cher. L'OMS ne recommande pas. »
Enfin, le ministre a déploré certains comportements, illustrant son propos par un cas récent : « Hier, au journal de 20h, il y avait une dame qui était avec une perfusion dans un salon de coiffure, ce n'est pas notre responsabilité. »
La séance se déroule en présence du secrétaire général adjoint du gouvernement, Dr Bourkou Dede Alhadj.