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Dossier Miskine au Tchad : un collectif de dix avocats constitué pour assurer sa défense

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Dossier Miskine au Tchad : un collectif de dix avocats constitué pour assurer sa défense

Un collectif composé de dix avocats a été constitué pour assurer la défense de Martin Koumtamadji, plus connu sous le nom d’Abdoulaye Miskine, dont le dossier est inscrit au rôle de la première chambre criminelle.

Cette mobilisation intervient alors que l’ancien chef politico-militaire est détenu à la maison d’arrêt de Klessoum depuis son arrestation, en novembre 2019 à N’Djamena. Après près de sept années de détention sans jugement, ses conseils entendent suivre collectivement la procédure et veiller au respect de ses droits, notamment celui à un procès équitable.

Le collectif est composé de :

  1. Me Mogna Kembitiade ;
  2. Me Max Loalngar ;
  3. Me Madjitebaye Ganguinan ;
  4. Me Benjamin Mamgodibaye ;
  5. Me Stéphane Tonyade ;
  6. Me Fekbole Alain ;
  7. Me Arsène Maranti ;
  8. Me Colette Nadjio ;
  9. Me Baigannon Nonkarlembaye ;
  10. Me Thierry Yezo.

Le dossier, enregistré sous le numéro de répertoire 093/22, concerne également Adoum Rakhis, Ringo Djouma et Abdel-Aziz Gros. L’État tchadien s’est constitué partie civile dans cette affaire.

Les personnes poursuivies doivent répondre de plusieurs accusations, parmi lesquelles la création et la participation à des mouvements insurrectionnels, les enlèvements, les séquestrations, les sévices graves, l’assassinat, le viol et l’extorsion de biens. Les faits reprochés auraient été commis dans la zone frontalière entre le Tchad et la République centrafricaine. Le général Miskine et ses co-accusés clament leur innocence.

La défense alerte également depuis plusieurs mois sur l’état de santé d’Abdoulaye Miskine. Celui-ci souffrirait notamment d’insuffisance rénale, d’hypertension, de troubles de la vision et d’une importante perte de poids.

La constitution de ce collectif marque une nouvelle étape dans le suivi judiciaire du dossier. Les avocats devraient coordonner leurs actions afin d’assurer la défense de l’accusé et de réclamer l’examen effectif de l’affaire par la juridiction compétente.

À ce stade de la procédure, Abdoulaye Miskine et les autres personnes citées bénéficient de la présomption d’innocence tant qu’une décision définitive de justice n’a pas établi leur culpabilité.

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