Énergie nucléaire en Afrique : Rosatom plaide pour des centaines de centrales face au déficit électrique
Face au déficit électrique qui touche 660 millions d'Africains, le PDG de Rosatom, Alexeï Likhachev, estime que le continent a besoin de centaines de centrales nucléaires.
L'Afrique a besoin d'infrastructures énergétiques massives pour combler son important déficit électrique. C'est ce qu'a affirmé Alexeï Likhachev, directeur général de la société nucléaire d'État russe Rosatom, lors d'un entretien accordé à Sputnik Afrique.
Un accès à l'électricité à élargir
Pour justifier la forte demande potentielle de technologies nucléaires russes, M. Likhachev a rappelé un chiffre clé : sur une population totale estimée à 1,6 milliard d'habitants sur le continent africain, environ 660 millions de personnes demeurent privées d'accès à l'électricité.
Des solutions flexibles adaptées aux besoins
Face à cette urgence, Rosatom avance une offre diversifiée. Celle-ci s'étend des petites unités modulaires et centrales flottantes jusqu'aux installations de grande capacité, afin de s'adapter aux différentes échelles des réseaux locaux.
Un intérêt grandissant sur le continent
Alors que le géant russe pilote déjà la construction de la centrale d'El-Dabaa en Égypte, d'autres nations africaines manifestent un intérêt marqué pour ses services.
Cette intervention est intervenue en marge du sommet Russie-Afrique, marqué par la signature d'un mémorandum de coopération dans le domaine du nucléaire civil entre le ministère togolais de l'Énergie et l'entreprise russe.