Enseignement supérieur au Tchad : fin de l'agrément pour le CAFAG
Le gouvernement tchadien a officiellement annulé l'autorisation de fonctionner de l'association Conseil africain franco arabe pour les grades (CAFAG), invoquant des manquements liés aux équivalences universitaires.
Le gouvernement tchadien a mis un terme aux activités du Conseil africain franco arabe pour les grades (CAFAG). Par un arrêté signé le 6 octobre 2026 à N'Djaména par le vice-Premier ministre chargé de l'Administration du territoire et de la décentralisation, Limane Mahamat, l'autorisation de fonctionner de cette structure a été officiellement annulée.
Enregistrée sous le folio n°10838 le 9 avril 2026, l'antenne locale de cette institution prétendument créée par l'académie de Bamako au Mali faisait l'objet de vives contestations. Selon les autorités, le Tchad n'a jamais formellement adhéré à cette entité sur le plan étatique, et les adhésions individuelles de citoyens ne sauraient engager le pays.
Un refus de se conformer aux règles académiques
Le principal motif invoqué pour cette annulation réside dans le refus de l'association de conformer ses statuts. Le CAFAG proposait des avancements en grade universitaire et des inscriptions pour les enseignants-chercheurs qui n'ont aucune valeur légale au Tchad.
Le ministère rappelle que l'exclusivité en matière d'évaluation et de reconnaissance des grades universitaires est conférée par la législation nationale au Conseil africain et malgache pour l'enseignement supérieur (CAMES) et au Conseil supérieur des universités égyptiennes (CSUE).
Malgré plusieurs démarches infructueuses menées auprès des responsables de l'association pour stopper ces pratiques jugées dolosives, le gouvernement a opté pour un retrait pur et simple de l'agrément, effectif dès sa date de signature.