Falsification d’acte notarial à N’Djaména : le tribunal ordonne la comparution du notaire
Le tribunal de grande instance de N’Djaména a ordonné la comparution personnelle d'un notaire dans une affaire de falsification présumée d'acte notarial et de faux témoignages.
Par Ahmad Youssouf Ali
N’Djaména, le 7 septembre 2026. Une affaire foncière suspecte a été examinée ce lundi devant le tribunal de grande instance de N’Djaména. Au cœur des débats, un prévenu, actuellement en détention provisoire à la maison d’arrêt de Klessoum, est poursuivi pour avoir, de concert avec un notaire de la place, falsifié un acte notarial en y apposant de fausses signatures de témoins. À l’issue des auditions, la Cour a exigé la comparution personnelle du notaire lors de la prochaine audience.
Lors de la précédente session, les témoins cités dans l’acte litigieux ont formellement contesté toute implication. Ils ont affirmé sous serment n’avoir jamais mis les pieds chez le notaire et n’avoir jamais apposé leur signature sur le document en question. Ces dénégations catégoriques ont jeté un trouble profond dans l’esprit des juges.
Pour tenter de dissiper ces zones d’ombre, un collaborateur du notaire a été entendu à la barre. Mais ses explications sont restées confuses et peu convaincantes. Interrogé sur les circonstances précises dans lesquelles les signatures des prétendus témoins auraient été recueillies au sein de l’étude, il n’a cessé de balbutier, multipliant les réponses évasives sans parvenir à fournir un récit cohérent.
Face à ces tâtonnements et aux incohérences relevées dans ses déclarations, le président du tribunal a décidé de lever le voile sur cette énigme judiciaire. Il a ordonné la comparution personnelle du notaire à la prochaine audience, afin que ce dernier vienne s’expliquer clairement sur son rôle dans l’élaboration de cet acte et sur les conditions de sa rédaction.
L’affaire est renvoyée à une date ultérieure, dans l’attente des explications du principal officier ministériel mis en cause.