Grands Lacs : le Groupe international de contact réagit à l'accord avec une faction des FDLR
Le Groupe international de contact pour les Grands Lacs prend acte de l'accord de désarmement signé avec une faction des FDLR, tout en exigeant des autorités congolaises un plan opérationnel rigoureux.
Le Groupe international de contact pour les Grands Lacs (GIC) a réagi au protocole de désarmement, de démobilisation et de cantonnement conclu entre les autorités de la République démocratique du Congo (RDC) et une faction des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR).
Dans un communiqué publié le 13 août 2026, le GIC — qui regroupe les États-Unis, la Belgique, le Canada, le Danemark, l'Union européenne, la France, l'Allemagne, les Pays-Bas, la Suède, la Suisse et le Royaume-Uni, sous présidence française — prend acte de l'annonrce faite le 28 juillet par Kinshasa.
Exigence d'un plan opérationnel
Le groupe exhorte les autorités congolaises à élaborer rapidement un plan opérationnel et un calendrier réaliste pour parvenir à une neutralisation effective des FDLR. Cette démarche doit s'inscrire en cohérence avec les engagements pris dans le cadre des accords de Washington et du concept d'opérations (CONOPS) d'octobre 2024.
Le GIC insiste sur la nécessité pour le gouvernement congolais de clarifier les mécanismes de lutte contre l'impunité mentionnés dans le protocole et de collaborer avec la Monusco. Il rappelle en outre que toute colocation ou collaboration opérationnelle avec des éléments des FDLR contredit formellement les engagements des accords de Washington.
Appel à la désescalade et au respect du droit humanitaire
Parallèlement, le GIC salue l'accord d'échange de prisonniers conclu entre la RDC et l'AFC/M23, qualifié de mesure essentielle pour restaurer la confiance. Il a également salué le transfert récent de détenus facilité par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR).
Enfin, le groupe appelle l'ensemble des parties à respecter le droit international humanitaire, à garantir un accès sans entrave pour l'aide d'urgence et à se conformer aux résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU pour protéger les civils et préserver l'intégrité territoriale de la RDC.