Institut français du Tchad : une saison culturelle 2026-2027 placée sous le signe du renouveau et de la jeunesse
L'Institut français du Tchad a dévoilé sa programmation 2026-2027, marquée par la fin de ses travaux, un accompagnement accru des artistes et une attention particulière portée à la jeunesse.
Par Nguessitta Djimtengaye William
N’Djamena, 16 septembre 2026 — L’Institut français du Tchad a présenté, ce mercredi 16 septembre 2026 à N’Djamena, sa programmation culturelle pour la saison 2026-2027. La conférence de presse a permis de dévoiler les activités prévues dans les domaines de la musique, du théâtre, de la danse et du cinéma, ainsi que les grandes lignes du projet d’établissement et du nouveau bâtiment. La saison s’ouvrira officiellement le 25 septembre avec un concert de l’artiste Mawndoe.
À l’occasion du lancement de cette nouvelle saison culturelle, le directeur de l’Institut français du Tchad, Gaëtan Pellan, a présenté les principales orientations qui guideront l’action de l’établissement au cours de la saison 2026-2027.
Selon lui, cette nouvelle programmation intervient alors que les travaux de rénovation de l’Institut français du Tchad arrivent à leur terme. Toutefois, a-t-il souligné, « la fin des travaux n’est pas une fin en soi », mais doit permettre de donner une nouvelle impulsion à l’établissement afin de le rendre « plus ouvert, accessible et utile à la création tchadienne ».
Pour cette nouvelle saison, l’Institut français entend recentrer son action autour d’objectifs adaptés au contexte tchadien et construits avec ses différents partenaires. Gaëtan Pellan a notamment rappelé une citation de Léopold Sédar Senghor selon laquelle « la culture est au début et à la fin de tout développement ». Una vision qui, selon lui, prend tout son sens au Tchad, où la culture constitue également un espace de création, de transmission, de dialogue et de construction du lien entre les générations et les territoires.
La première priorité annoncée concerne l’accompagnement des artistes et des opérateurs culturels tchadiens. L’Institut français souhaite passer d’un soutien ponctuel à une véritable logique d’accompagnement, de professionnalisation et de structuration du secteur culturel.
La deuxième priorité porte sur la démocratisation culturelle. L’établissement entend attirer de nouveaux publics, développer davantage les activités hors les murs et proposer des formats adaptés, notamment aux jeunes publics et aux familles, afin de faciliter l’accès à la culture.
Cette nouvelle orientation doit également s’accompagner d’une plus grande transparence dans les dispositifs proposés. Les appels à projets, commissions, résidences, mobilités, bourses et programmes d’accompagnement devront être davantage lisibles, accessibles et mieux communiqués. L’objectif est de permettre aux artistes et aux opérateurs culturels de connaître les possibilités d’accompagnement, les critères et les cadres dans lesquels ils peuvent bénéficier du soutien de l’Institut.
Gaëtan Pellan a également insisté sur le renforcement des partenariats avec les acteurs culturels et les institutions présentes au Tchad. Il a cité notamment l’ORTN, le Lycée français Montaigne, Campus France, ainsi que de nouveaux partenaires issus de secteurs différents, notamment l’ONG Equity Future.
Pour le directeur, l’Institut français doit être « ouvert sur son environnement », un lieu qui se construit avec les autres et qui peut être investi par différents acteurs. Cette volonté se traduit par une ouverture accrue aux partenariats, aux initiatives locales et aux nouvelles formes de collaboration.
La jeunesse tchadienne constitue également une priorité majeure de cette nouvelle saison. L’Institut français souhaite en faire un axe central de son action, en offrant aux jeunes un espace de création, de découverte, de formation, de débat, mais aussi de rencontre, d’apprentissage, de pratique et de partage.
« La jeunesse tchadienne doit être au cœur de notre action », a insisté Gaëtan Pellan, annonçant notamment le développement des actions en direction des jeunes publics et des quartiers, ainsi que le renforcement des activités hors les murs.
À travers cette nouvelle saison culturelle, l’Institut français du Tchad entend ainsi être à la fois un espace d’ouverture aux artistes et aux propositions internationales, mais également une institution davantage tournée vers les publics qui ne fréquentent pas encore ses espaces.
« Nous voulons finalement un Institut français qui soit plus ouvert, plus accessible, plus proche des publics, plus transparent et avec des partenariats équitables », a résumé le directeur.
L’établissement entend également accompagner les professionnels, soutenir la création tchadienne, faire découvrir de nouvelles propositions artistiques et innovantes et favoriser davantage la participation de la jeunesse.
La présentation de ces grandes orientations a été suivie par l’intervention de Céline Denis, directrice déléguée, chargée de présenter les nouveaux dispositifs et les principaux projets prévus pour la saison culturelle 2026-2027.
De son côté, l’artiste Mawndoe Célestin, qui assurera l’ouverture officielle de la saison avec un concert le 25 septembre, a exprimé sa fierté de participer à ce rendez-vous culturel. Pour lui, cette prestation sera bien plus qu’un simple concert. Il entend faire de la musique un moyen de transmettre des émotions et des messages au public.
« Ce ne sera pas seulement de la musique, mais aussi des mots qui vont guérir le public », a déclaré Mawndoe Célestin, qui souhaite ainsi offrir au public un spectacle porteur de sens et d’émotions pour marquer l’ouverture de la nouvelle saison culturelle de l’Institut français du Tchad.