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Intelligence artificielle : les métropoles manquent d'un cadre commun pour mesurer leur préparation

Un rapport d'Oxford Insights révèle l'absence de cadre commun pour évaluer la préparation des villes à l'intelligence artificielle, malgré des initiatives pionnières à Abou Dhabi ou Séoul.

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Intelligence artificielle : les métropoles manquent d'un cadre commun pour mesurer leur préparation
Abu Dhabi. Illustration © Pixabay

Alors que les collectivités intègrent massivement l'intelligence artificielle dans leurs services, une étude d'Oxford Insights révèle l'absence de référentiel partagé pour évaluer leur degré de préparation. Un nouveau projet d'indice mondial entend combler cette lacune.

Les municipalités déploient l'intelligence artificielle au cœur de leurs services publics sans disposer d'un cadre commun permettant de mesurer leur niveau de préparation à ces technologies. Si de nombreux indices comparent déjà les nations, les initiatives urbaines — niveau pourtant le plus proche des citoyens — manquent cruellement de suivi systématique.

Pour remédier à cette situation, les chercheurs d'Oxford Insights ont analysé les pratiques de six métropoles internationales : Abou Dhabi, Séoul, Londres, Montréal, Helsinki et Tallinn. L'étude a fait l'objet d'un rapport publié en collaboration avec la Mohamed bin Zayed University of Artificial Intelligence et la Khalifa University.

Vers un indice mondial de préparation

Ce document pose les jalons d'un « City AI Readiness Index ». L'objectif est d'offrir aux administrations un outil de comparaison équivalent à celui qui existe pour les gouvernements nationaux depuis 2017, tout en informant les administrés.

« C'est dans les villes que la plupart des gens sont en contact avec les pouvoirs publics, et pourtant il n'existait jusqu'à présent aucune méthode commune pour évaluer leur niveau de préparation à l'IA », souligne Richard Stirling, PDG d'Oxford Insights.

L'analyse retient quatre profils types de villes selon leurs priorités : les « villes plateformes » axées sur les infrastructures, les « villes cognitives » guidées par la recherche, les « villes de services » centrées sur la prestation, et les « villes stratégiques » où l'IA irrigue la planification globale.

Des trajectoires hétérogènes

Abou Dhabi et Séoul se classent dans cette dernière catégorie. La capitale des Émirats arabes unis, qui a servi de terrain d'étude approfondie, a lancé en janvier 2025 une stratégie triennale pour façonner le premier gouvernement au monde conçu nativement autour de l'IA. Sa plateforme de services publics TAMM revendique un traitement autonome de 96 % des demandes pour 4,7 millions d'utilisateurs.

Malgré ces initiatives pionnières, le rapport insiste sur l'absence de modèle unique. Il identifie des défis communs majeurs : l'accès à l'énergie et à la puissance de calcul, l'attraction des talents, la gouvernance et la résilience.

Oxford Insights prévoit désormais de tester son indice à titre pilote dans une vingtaine de villes à travers le monde.

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