Justice commerciale, guichet unique, agréments numériques : le Tchad veut séduire les investisseurs
Le climat des affaires occupe une place centrale dans les orientations budgétaires 2027. La lettre circulaire du chef de l'État Mahamat Idriss Deby demande à chaque ministère d'identifier les procédures, autorisations, agréments, coûts et délais relevant de sa compétence qui freinent l'activité économique, et de proposer des réformes quantifiées, assorties d'un calendrier et d'indicateurs vérifiables.
Le texte cible en particulier la sécurisation des investissements, la concurrence loyale, l'accès au financement, les partenariats public-privé et la promotion des investissements nationaux et étrangers — un chantier confié au ministère chargé de la promotion du secteur privé. La consolidation du climat des affaires passe aussi, selon le document, par une justice commerciale « accessible, crédible, rapide et prévisible » : spécialisation des juridictions, formation des magistrats et greffiers, digitalisation des procédures, réduction des délais de traitement et développement de la médiation et de l'arbitrage.
Les services fournis par les agences publiques — l'ANIE, l'AAZES, l'ATNOR, le CECOQDA, les administrations fiscales et douanières — devront être alignés sur les meilleures pratiques régionales et internationales, avec un guichet unique numérique et une transparence accrue des conditions d'accès aux agréments.
Le développement du tourisme et de l'hôtellerie est également mentionné, tout comme une mesure d'ouverture migratoire : conformément à une décision présidentielle du 15 juillet 2026, l'entrée au Tchad sera ouverte sans visa à tout titulaire d'un passeport délivré par un pays africain à compter du 1er janvier 2027.