L’Éducation au Tchad : Le chaînon manquant du suivi parental
Le diagnostic posé par les responsables du Lycée Diguel Est et le corps enseignant met en lumière une réalité sociologique : l'école est souvent perçue comme une garderie ou l'unique responsable de l'instruction, dédouanant ainsi la cellule familiale.
Au Tchad, le manque de suivi parental dans la scolarité des enfants constitue un problème majeur. Les enseignants soulignent depuis des années que, malgré les efforts fournis par l’école, l’implication des parents à la maison reste souvent insuffisante.
Un enseignant déclare : « Ici, à l’école, nous faisons tout notre possible pour accompagner les élèves, mais à la maison, les parents doivent réellement suivre ce que leurs enfants apprennent. Beaucoup partent au travail sans savoir ce que les enfants font à l’école. Pourtant, ce suivi est essentiel à la réussite scolaire. »
Le proviseur du lycée Diguel Est confirme : « Les élèves dont les parents s'impliquent régulièrement réussissent mieux. Le suivi parental est aussi important que l’enseignement dispensé à l’école. Sans cette implication, les efforts des enseignants restent partiels. »
Face à ce constat, enseignants et responsables scolaires appellent à une collaboration renforcée entre parents, éducateurs et autorités éducatives. Suivre les devoirs, dialoguer régulièrement avec les enseignants et encourager les enfants sont des gestes simples mais déterminants pour leur réussite.
Il est essentiel de reconnaître que l’éducation est une responsabilité collective. La réussite scolaire des enfants dépend de l’engagement de tous les acteurs impliqués. En favorisant un environnement d’apprentissage soutenu par la famille, on peut améliorer significativement les progrès académiques et le bien-être des élèves.