La BDEAC renforce sa résilience financière à Bangui
La BDEAC a renforcé sa gouvernance financière lors d'une session à Bangui, approuvant des comptes bénéficiaires et des mesures stratégiques pour sa résilience face aux défis économiques.
La Banque de Développement des États de l’Afrique Centrale (BDEAC) a franchi une étape importante dans le renforcement de sa gouvernance financière lors de sa session ordinaire, tenue ce mercredi à Bangui, capitale de la République centrafricaine.
Organisée dans la salle de conférences de la Banque des États de l’Afrique Centrale (BEAC), la réunion a rassemblé les principaux acteurs institutionnels, sous la présidence de Hervé Ndoba, ministre des Finances et du Budget de la République centrafricaine, qui occupe également la fonction de président du Conseil d’administration.
Cette session a permis l’approbation des comptes de l’exercice 2025, affichant un résultat bénéficiaire de 5,2 milliards de francs CFA. Malgré un environnement économique marqué par des contraintes structurelles persistantes, ces résultats témoignent de l’efficacité des réformes engagées sous l’impulsion des chefs d’État actionnaires.
Au-delà de l’approbation des états financiers, le Conseil a validé un ensemble de mesures stratégiques visant à consolider la résilience de l’institution. Parmi celles-ci figure la mise en œuvre d’un plan d’urgence destiné à restaurer durablement la liquidité de la banque, une orientation entérinée par le Comité ministériel de l’Union monétaire de l’Afrique centrale, à la suite de la décision prise le 8 avril dernier.
Cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large de stabilisation et de sécurisation des capacités d’intervention de la BDEAC dans le financement du développement sous-régional.
Les délibérations ont également abordé la mise en œuvre d’un plan d’urgence destiné à restaurer la liquidité de la banque, ce plan ayant été adopté lors du dernier comité ministériel de l’Union monétaire de l’Afrique centrale, en avril. Un participant, souhaitant garder l’anonymat, a indiqué qu’il s’agissait d’une étape décisive pour stabiliser l’institution et assurer son rôle dans le financement des projets de développement dans la région.
Les membres du Conseil ont également réaffirmé leur engagement envers la poursuite des réformes structurelles, notamment la mise en œuvre du plan stratégique « Azobé ». Selon des sources proches du dossier, les premiers résultats sont encourageants, avec une amélioration notable de la trésorerie et une discipline financière renforcée.
À l’issue des travaux, le président du Conseil d’administration a exprimé sa satisfaction concernant les résultats obtenus dans un contexte économique difficile. Il a indiqué que ces progrès illustraient la résilience de l’institution et ouvraient la voie à une nouvelle étape de modernisation, tout en insistant sur le rôle clé de la BDEAC dans le développement économique de la sous-région.
Face aux défis économiques et financiers, cette session marque une étape cruciale dans la crédibilité financière de la BDEAC, tout en affirmant son rôle stratégique dans le financement du développement en Afrique centrale.
La poursuite des réformes, la gestion prudente des ressources, et la capacité à mobiliser des financements innovants seront déterminantes pour assurer la stabilité et la croissance durable de l’institution.
