La RCA renforce son partenariat stratégique avec la Banque mondiale
La République centrafricaine et la Banque mondiale renforcent leur partenariat stratégique, abordant les défis économiques et confirmant des financements clés pour le développement et l'intégration régionale.
Le 15 avril 2026, à Washington DC, lors des réunions de printemps du Groupe de la Banque mondiale et du FMI, la délégation centrafricaine, dirigée par le ministre des Finances et du Budget, Hervé Ndoba, et le ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération internationale, Richard Filakota, a rencontré une équipe de haut niveau de la Banque mondiale, en présence de son vice-président pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Ousmane Diagana.
La rencontre a débuté sur une note positive, la Banque mondiale saluant la bonne tenue du premier tour des élections groupées de décembre 2025, perçue comme un signe de consolidation démocratique.
Les discussions ont ensuite abordé les tensions économiques actuelles, notamment les répercussions de la guerre au Moyen-Orient. Face à ces chocs externes, le ministre des Finances a souligné la pression accrue sur les finances publiques, entre le financement des élections et les besoins à anticiper dans le contexte du retrait progressif de la MINUSCA.
Il a également plaidé pour un soutien renforcé, à la fois pour répondre aux urgences conjoncturelles et pour soutenir les réformes structurelles engagées dans le cadre du programme appuyé par la Facilité élargie de crédit.
En réponse, la Banque mondiale a confirmé la poursuite de son appui au Plan national de développement, avec des financements déjà approuvés, dont 28 millions de dollars pour l'urgence alimentaire et 60 millions pour le projet de pont Bangui-Zongo, infrastructure stratégique pour l'intégration régionale.
En définitive, le gouvernement centrafricain, en collaboration avec la Banque mondiale et le FMI, a acté le principe d’un cadre de réformes pluriannuel, résolument orienté vers les secteurs névralgiques de l'économie nationale, avec pour objectif la consolidation des équilibres macroéconomiques et l’ancrage durable des perspectives de développement.