Le Burkina Faso renforce son cadre juridique pour l'énergie nucléaire
Le Burkina Faso renforce son cadre juridique pour l'énergie nucléaire en adhérant à la Convention de Vienne, marquant une étape clé dans son engagement pour une utilisation sûre et sécurisée.
Fidèle à ses principes de responsabilité et de rigueur, le Burkina Faso a réaffirmé sa détermination à introduire de manière sûre et sécurisée l'énergie nucléaire dans son bouquet énergétique national. Ce pas important a été franchi par l'adhésion à la Convention de Vienne du 21 mai 1963 sur la responsabilité civile en matière de dommages nucléaires.
Cet engagement a été concrétisé le 29 juin 2026, lorsque l'ambassadeur Maimounata Ouattara, représentante permanente, a remis officiellement l'Instrument d'adhésion du Burkina Faso à Rafael Mariano Grossi, directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), à Vienne.
Cet acte solennel marque l'aboutissement d'un processus national initié avec l'adoption de l'Avant-projet de loi par le conseil des ministres et son vote par l'Assemblée Législative du Peuple.
Lors de cette occasion, l'ambassadeur a réaffirmé au directeur général de l'AIEA la ferme détermination des plus hautes autorités du pays à faire du Burkina Faso un exemple en matière d'utilisation sûre et sécurisée du nucléaire civil.
En saluant la dynamique positive et le sérieux du Burkina Faso dans le respect de ses engagements envers l'Agence, M. Grossi a réaffirmé la disponibilité totale de l'AIEA à accompagner et soutenir les efforts du Burkina Faso pour développer l'énergie nucléaire et bénéficier des applications nucléaires.
Profitant de cette cérémonie solennelle, l'ambassadeur Ouattara a mis en avant l'expertise et les réussites de la recherche scientifique burkinabè, en présentant huit nouvelles variétés de riz développées par les chercheurs burkinabè grâce aux technologies nucléaires.
Ces variétés, déjà homologuées, sont climato-résilientes, à cycle court de production (3-4 récoltes par an), à rendement élevé (9-11 tonnes/hectare), et présentent des propriétés nutritives adaptées à diverses situations, y compris pour les nourrissons, les sportifs ou les diabétiques.
Cette performance burkinabè a été saluée par Rafael Mariano Grossi, qui s'est réjoui de la contribution inédite du Burkina Faso à l'initiative de l'AIEA "Atomes pour la nourriture" (Atoms4Food). Il a réaffirmé la volonté de l'Agence de faire du Burkina Faso une référence en matière d'utilisation pacifique des sciences et technologies nucléaires pour le bien-être de l'humanité.
Sur ces notes de satisfaction, un engagement a été pris par les deux parties pour renforcer le partenariat entre le Burkina Faso et l'AIEA afin d'obtenir des résultats à impact d'échelle.