Les clandomans de N'Djamena : survivre sous une chaleur écrasante

À N'Djamena, les clandomans bravent des températures de 45°C pour subvenir aux besoins de leurs familles, malgré les risques sanitaires liés à la chaleur extrême.

Partager
Les clandomans de N'Djamena : survivre sous une chaleur écrasante

Par Khadidja Oumar Abdoulaye

Sous un soleil de plomb, les moteurs grondent et les visages ruissellent de sueur. À N’Djamena, où les températures dépassent parfois les 45 degrés, les conducteurs de motos-taxis, communément appelés « clandomans », continuent de circuler dans les rues poussiéreuses de la capitale pour gagner leur vie. Malgré les alertes répétées des autorités sanitaires, qui recommandent d’éviter toute exposition au soleil entre 10h et 16h, les clandomans restent sur les routes sous une chaleur étouffante. Pour eux, le véritable danger n’est pas la température, mais le chômage. « Croiser les bras n’est pas une solution pour un pauvre », confie l’un d’eux.

Dès les premières heures de la matinée, ils envahissent les grands axes, transportant des passagers malgré des conditions devenues difficiles à supporter. Casque sur la tête, foulard autour du visage et bouteille d’eau à portée de main, ces travailleurs du secteur informel affrontent chaque jour une chaleur accablante. « Nous n’avons pas le choix. Si on ne travaille pas, on ne mange pas », explique Moussa, clandoman depuis six ans au quartier Hamama. Comme lui, de nombreux jeunes passent la journée sous le soleil afin d’assurer les dépenses familiales.