Les rebelles du FNL rendent les armes
Bujumbura-Peut-être lafinde 13ansdeguerrecivile qui a fait plus de 300 000 morts au Burundi. Ce jeudi, ladernièrerébellion encoreactive, les Forcesnationalesdelibérationet le gouvernement burundais se sont engagés à appliquer l'accordde paix signé il y a 2 ans.
Lechefde l'EtatPierre Nkurunziza et le chef des FNL, Agathon Rwasa ont annoncé que le désarmement et la démobilisation des rebelles commencerait rapidement. L'accord prévoit que des membres de la désormais ex-rébellion reçoivent despostesau gouvernement et le FNL doit àprésentsetransformerenparti politique.
Leprésidentougandais et président de l’initiative régionale pour le Burundi, Yoweri Museveni, avait annoncé lacouleur dèssonarrivée à l’aéroportde Bujumbura jeudi matin : « Ce sommet a pourbutde dire auxgensdu FNL de mettre fin aux hostilités et d’adhérer définitivement auprocessusde paix ».
Après plus de cinqheuresdediscussion ,autourde plusieurschefsd’Etat et de gouvernement de la région desGrandsLacs, les rebelles du Palipehutu-FNL ont finalement accepté de lever les derniers obstacles qui bloquaient le processus de paix burundais. Ils ont décidé de renoncer à leur appellation qui faitréférenceà une ethnie, ce qui n’estpasconforme à la Constitution du Burundi, et de rassembler immédiatement leurs combattants.
Le président burundais, Pierre Nkurunziza, qui en contrepartie s’est engagé à accorder trente-troispostes aux responsables des rebelles, s’est réjoui de cette avancée : «Nous nousfélicitons que ce sommetaitabouti auxdécisionsimportantes, notamment lasignatured’unedéclarationéclairant lamiseenapplicationeffective des accords. Notre souhait est que ces conclusions soientmisesen application ».
Même si ce n’est pas la première fois qu’un accord entre le gouvernement burundais et les rebelles est signé, leporte -parole du Palipehutu-FNL, Pasteur Habimana, s’est voulu confiant : « Je crois qu’il ne faut pas être vraiment pessimiste. Il faut être optimiste parce quetoutBurundaisaspire à la paix ».
Source: Rewmi