Les syndicats des magistrats du Tchad dénoncent des ingérences administratives

Les syndicats des magistrats du Tchad dénoncent les ingérences des autorités administratives, menaçant l'indépendance judiciaire. Ils envisagent des actions en justice et appellent à l'intervention présidentielle.

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Les syndicats des magistrats du Tchad dénoncent des ingérences administratives

Les syndicats des magistrats du Tchad, SMT et SYAMAT, se sont réunis le 9 mai 2026 pour dénoncer les ingérences et les menaces pesant sur le bon fonctionnement de la justice dans le pays. Ils pointent du doigt certaines autorités administratives, notamment des gouverneurs, préfets et sous-préfets, accusés d'entraver le travail des magistrats. 

Parmi les incidents rapportés, le délégué général du gouvernement à Gagal aurait demandé au juge de paix de libérer les locaux de la justice, tandis qu'à Kyabé, le préfet aurait ordonné la suspension d'un substitut du procureur. À Kalait, un préfet aurait exigé des comptes rendus réguliers des affaires traitées et aurait menacé physiquement un juge. 

Ces actes, selon les syndicats, constituent des infractions prévues par le code pénal tchadien. Les syndicats envisagent de porter plainte contre ces autorités et appellent le président de la République à garantir l'indépendance de la magistrature. Une assemblée générale sera convoquée pour décider des actions à entreprendre.