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# Maroquinerie à N’Djamena : l’ONPTA et Baladi Chaussures unissent leurs forces pour former 30 jeunes artisans
- URL: https://www.alwihdainfo.com/maroquinerie-a-ndjamena-lonpta-et-baladi-chaussures-unissent-leurs-forces-pour-former-30-jeunes-artisans/
- Published: 2026-08-19T11:37:08.000Z
- Updated: 2026-08-19T11:37:08.000Z
- Description: L’ONPTA et le Centre Baladi Chaussures ont lancé à N’Djaména un atelier de formation intensive destiné à trente jeunes artisans tchadiens pour valoriser le secteur de la maroquinerie.
- Author: Alwihda Info
- Tags: Tchad

**Par Ahmad Youssouf Ali**

N’Djaména, le 19 août 2026 – L’Office National de Promotion du Tourisme, de l’Artisanat et des Arts (ONPTA) et le Centre Baladi Chaussures ont procédé ce jour au lancement officiel d’un atelier de recyclage et de perfectionnement à la fabrication de chaussures. Prévue du 19 août au 4 septembre 2026, cette formation intensive concerne trente (30) jeunes artisans sélectionnés pour renforcer leurs compétences techniques et entrepreneuriales.

Cette cérémonie, qui s’est tenue en présence du Directeur Général Adjoint de l’ONPTA, des directeurs techniques, du Président de la Fédération Nationale des Artisans du Tchad (FENAT), des formateurs et des bénéficiaires, marque une nouvelle étape dans la dynamique de professionnalisation du secteur artisanal tchadien.

**L’artisanat, pilier de l’économie et vecteur du « Made in Chad »**

Dans son allocution, M. Acheikh Kherallah, Directeur des Petites et Moyennes Entreprises Artisanales à l’ONPTA, a rappelé la mission fondamentale de son institution : promouvoir les métiers artisanaux et renforcer les capacités des acteurs locaux. Il a souligné que la fabrication de chaussures, alliant savoir-faire traditionnel et innovation, représente une filière d’avenir.

« Cette formation s’inscrit pleinement dans la vision des plus hautes autorités du pays, qui accordent une place importante à la promotion de l’emploi des jeunes, au développement de l’entrepreneuriat et à la modernisation du secteur artisanal », a déclaré M. Kherallah, avant d’inviter les bénéficiaires à faire preuve de « sérieux, discipline et détermination » pour saisir cette opportunité unique et contribuer à la valorisation du « Made in Chad ».

**Baladi Chaussures : « La passion ne suffit pas, il faut des compétences »**

Prenant la parole à son tour, le promoteur du Centre Baladi Chaussures, M. Beube Osias, a exprimé sa fierté de voir cette initiative aboutir. S’adressant directement aux jeunes artisans, il a tenu un discours résolument pragmatique.

« Cette journée est importante pour Baladi Chaussures, mais elle l’est davantage encore pour les trente jeunes artisans qui vont bénéficier de cette formation. Pour permettre à nos jeunes artisans de vivre dignement de leur savoir-faire, la passion et la volonté ne suffisent pas toujours. Il faut également renforcer les compétences, améliorer les techniques de production, développer la créativité, maîtriser les exigences du marché et apprendre à transformer un savoir-faire en véritable activité économique », a-t-il martelé.

**FENAT : la maroquinerie, entre mémoire culturelle et opportunité économique**

Président de la Fédération Nationale des Artisans du Tchad (FENAT), M. Mahamat Nour Hassan a pour sa part replacé cette formation dans le contexte plus large de la préservation du patrimoine immatériel tchadien. Il a rappelé la dimension identitaire du travail du cuir, tout en insistant sur son potentiel économique face aux défis de la modernité.

« La maroquinerie, c’est notre mémoire. C’est le travail du cuir, du fil, de la main. C’est un savoir-faire qui se transmet de maître artisan aux jeunes apprenants, et qui habille notre culture. Du sac au porte-monnaie, de la chaussure à la ceinture, chaque pièce raconte le génie de l’artisan tchadien. Dans un monde qui va vite, le fait main redevient précieux. La maroquinerie est donc à la fois une tradition et une opportunité économique réelle », a-t-il affirmé avec conviction.

Ce partenariat inédit entre l’ONPTA — à travers la Direction des PME artisanales dirigée par M. Acheikh Kherallah — et le secteur privé représenté par Baladi Chaussures témoigne de la volonté commune de faire du cuir un véritable levier de développement socio-économique au Tchad. À l’issue des deux semaines de formation, ces trente jeunes artisans devraient disposer d’outils concrets pour créer ou pérenniser leurs ateliers et répondre aux exigences d’un marché en pleine mutation.