Modernisation de l'Administration : Ouagadougou fixe le cap pour des services publics plus proches des citoyens
Réuni en session ordinaire, le Conseil national de la modernisation de l’Administration a dressé un bilan positif pour 2025 tout en posant les bases des réformes attendues pour 2027.
Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a présidé, lundi 14 septembre 2026 à Ouagadougou, la session ordinaire du Conseil national de la modernisation de l’Administration et de la bonne gouvernance (CN-MABG). Les travaux ont permis d’évaluer les performances de l’Administration publique et de définir les orientations pour l’année 2027.
À l’ouverture de la session, le chef du gouvernement a rappelé que la modernisation de l’Administration constitue un enjeu de souveraineté et d’efficacité. « Notre ambition doit être claire : faire de l’Administration publique un véritable instrument de souveraineté et de transformation du Burkina Faso », a-t-il déclaré, appelant à un changement profond des pratiques.
La performance globale de l’administration au titre de l’année 2025 a été établie à 85,38 %. Tout en saluant ce résultat, le Premier ministre a invité les agents publics à éviter toute autosatisfaction, soulignant que « la performance n’est pas une fin en soi ».
Les participants ont également examiné les insuffisances persistantes, telles que la faible couverture de l'évaluation de certaines institutions, les contraintes en ressources humaines et infrastructures, ainsi que les difficultés liées aux systèmes d’information. Concernant la transformation numérique, le chef du gouvernement a plaidé pour une approche inclusive intégrant progressivement les langues nationales.
À la clôture, les orientations pour 2027 ont été fixées, avec pour priorité d'accompagner la reconquête du territoire. « Là où nos Forces combattantes reconquièrent des espaces, notre Administration doit être prête à rétablir durablement la présence et l’autorité de l’État », a conclu Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo.