MSF au Tchad : 18 employés licenciés pour agressions sexuelles

Médecins sans frontières a licencié 18 employés au Tchad pour exploitation et agressions sexuelles sur des réfugiées soudanaises, après avoir enquêté sur 59 allégations formulées fin 2024.

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MSF au Tchad : 18 employés licenciés pour agressions sexuelles
Des installations de l’ONG Médecins sans frontières, dans le camp de réfugiés d’Ourang, dans l’est du Tchad, en décembre 2023 (photo d’illustration). DENIS SASSOU GUEIPEUR / AFP

Médecins sans frontières (MSF) a annoncé, lundi 15 juin, le licenciement de 18 employés au Tchad, accusés d'exploitation et d'agressions sexuelles sur des réfugiées soudanaises. Ces mesures font suite à des enquêtes sur 59 allégations formulées à la fin de l'année 2024. L'organisation a confirmé l'existence de "fautes graves" et a interdit à ces employés de travailler pour MSF à l'avenir.

La guerre civile au Soudan, opposant l'armée aux Forces de soutien rapide (FSR), a causé des dizaines de milliers de morts et déplacé plus de 12 millions de personnes, selon l'ONU. Plus de 900 000 Soudanais ont trouvé refuge au Tchad depuis avril 2023, représentant une personne sur trois dans les provinces de l'est du pays.

MSF a réagi aux "graves allégations d'exploitation et d'abus sexuels" en déployant des équipes d'enquête pour examiner les cas signalés. Bien que certaines allégations aient été corroborées, d'autres n'ont pas pu être vérifiées faute d'identification des victimes ou des auteurs présumés. MSF a pris des mesures disciplinaires immédiates lorsque des fautes graves ont été confirmées.

L'organisation a exprimé ses regrets pour les préjudices causés et s'engage à renforcer ses systèmes de prévention, détection et réponse face à de tels actes.