Mutination au Niger : Paris rejette en bloc les accusations de Niamey
La France a qualifié de pure fantaisie les accusations du Niger l'accusant d'avoir orchestré une récente mutinerie militaire à Niamey, sur fond de relations bilatérales profondément dégradées.
La France a qualifié de « pure fantaisie » les accusations du Niger affirmant que Paris a aidé à inciter une mutent en vue d'une tentative de coup de force. Un soulèvement militaire a visé fin août une base aérienne et le palais présidentiel à Niamey.
Interrogé sur les antennes de RFI samedi, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a rejeté ces allégations. La veille, le conseil militaire au pouvoir au Niger avait réitéré ses accusations à l'encontre de la France, évoquant un réseau de connivence mené par le régime français.
Le porte-parole du gouvernement nigérien, Soumana Boubacar, avait affirmé dans une allocution télévisée que cette opération bénéficiait de ramifications internationales et s'inscrivait dans des ambitions non dissimulées de déstabilisation.
Cet échange illustre la persistance des tensions diplomatiques bilatérales depuis l'arrivée au pouvoir du général Abdourahamane Tchiani lors du coup d'État de 2023. Les autorités nigériennes se sont depuis tournées vers la Russie pour leur coopération militaire, rompant les liens historiques avec l'ancienne puissance coloniale française.
Les faits remontent au 29 août dernier, lorsque des soldats de la base 101, située dans l'enceinte de l'aéroport international de Niamey, se sont mutinés avant de mener des attaques dans plusieurs points de la capitale.