N'Djamena : à Chadartalata, une route engloutie par les premières pluies

À Chadartalata, N'Djamena, la première pluie transforme la route principale en un lac, isolant le quartier. Les habitants réclament des solutions urgentes aux autorités pour améliorer le drainage et l'infrastructure.

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N'Djamena : à Chadartalata, une route engloutie par les premières pluies

Par Khadidja Oumar Abdoulaye

Au quartier Chadartalata, à N'Djamena, la première grande pluie de la saison a suffi pour transformer la principale voie d'accès en une vaste étendue d'eau. Les habitants éprouvent d'énormes difficultés à se déplacer et appellent les autorités à intervenir rapidement pour améliorer le drainage et l'état de la route.

La première pluie de la saison a laissé derrière elle une situation préoccupante au quartier Chadartalata. La majeure partie de la route est recouverte d'eau, rendant la circulation difficile aussi bien pour les piétons que pour les motocyclistes et les automobilistes. Les habitants affirment que cette situation se répète chaque année dès les premières précipitations. Certains sont contraints de marcher dans l'eau pour rejoindre leurs domiciles ou leurs lieux de travail, tandis que d'autres préfèrent attendre la baisse du niveau d'eau avant de sortir.

« Dès qu'il pleut, la route devient impraticable. Nous avons du mal à circuler et certains, notamment les personnes âgées, ne peuvent pas marcher. Il n'y a pas assez de soutien de la mairie du 8ème arrondissement », témoigne un habitant du quartier.

Cette situation met en évidence les problèmes récurrents d'assainissement et d'évacuation des eaux pluviales dans plusieurs quartiers de N'Djamena. Les premières pluies révèlent souvent les insuffisances des infrastructures, provoquant des stagnations d'eau et des inondations localisées.

Face à ces difficultés, les habitants de Chadartalata lancent un appel aux autorités afin que des mesures durables soient prises pour aménager la route et améliorer le système d'évacuation des eaux, afin d'éviter que le quartier ne soit isolé à chaque saison des pluies. Des études et évaluations menées ces dernières années montrent que les inondations urbaines demeurent un défi majeur pour plusieurs quartiers de la capitale tchadienne.

Des efforts de la Mairie de N'Djamena

La Mairie de N’Djamena mène des efforts réels face à l’ampleur des défis. Chaque année avant et pendant la saison des pluies, la mairie lance des opérations intensives de nettoyage et de désensablement des caniveaux. En 2026, cela s’est accéléré dès avril-mai avec des équipes déployées dans plusieurs arrondissements (notamment 7e, 8e, 3e). Le maire Senoussi Hassana Abdoulaye et les maires d’arrondissement multiplient les descentes sur le terrain.

La mairie gère les canaux tertiaires, tandis que le projet PILIER apporte son appui et s’occupe des primaires et secondaires (environ 200 km). En 2025-2026 : l'on note le curage massif du réseau de drainage, la réhabilitation de stations de pompage (Lamadji, Radio, Bokassa), l'installation de pompes et le reprofilage de routes. Cela a permis de mieux protéger la ville lors des crues récentes.

Parmi les travaux d’infrastructures notables : la pose de dalots (ponceaux), la réparation d’ouvrages stratégiques, et rle eprofilage de voies. Des opérations de prévention ont été menées dans les quartiers vulnérables (comme Chadartalata dans le 8e arrondissement). D'autres initiatives concernent les campagnes de sensibilisation citoyenne, la mobilisation de jeunes pour le nettoyage, et les appels à la population pour ne pas jeter les déchets dans les caniveaux.