N’Djamena : cinq ans de prison ferme pour homicide volontaire
Le tribunal de N’Djaména a condamné un homme à cinq ans de prison pour homicide et un autre à un an avec sursis pour escroquerie, illustrant des sanctions contrastées.
Par Ahmad Youssouf Ali
Le tribunal de grande instance de N’Djaména a rendu son verdict, ce mardi 4 août, dans deux affaires distinctes impliquant des détenus de la maison d’arrêt de Klessoum. Un prévenu a écopé de cinq ans de prison ferme pour homicide volontaire, tandis qu’un autre a été condamné à un an avec sursis et 200 000 FCFA d’amende pour escroquerie.
L’audience de ce mardi au palais de justice de N’Djaména a été marquée par deux décisions pénales aux sanctions contrastées. Saisi de plusieurs dossiers, le tribunal a notamment statué sur le sort de deux prévenus en garde à vue de la maison d’arrêt de Klessoum, reconnus coupables de faits distincts.
Dans la première affaire, un détenu a été déclaré coupable d’homicide volontaire. Après délibération, la chambre correctionnelle lui a infligé une peine de cinq ans d’emprisonnement ferme. Une décision qui traduit la rigueur de la juridiction face aux atteintes à la vie humaine.
La seconde affaire concerne un cas d’escroquerie. Le prévenu, également incarcéré à Klessoum, a été reconnu responsable des faits reprochés. Le tribunal a toutefois prononcé une peine plus clémente : un an d’emprisonnement avec sursis, assorti d’une amende de 200 000 francs CFA. Cette différence de traitement s’explique par la nature des infractions et la personnalité des prévenus.
Ces deux jugements, rendus en audience publique, rappellent la fermeté de la justice tchadienne tout en laissant place à des mesures de clémence pour les délits non violents.