N’Djamena : devant le juge après avoir offert un téléphone à une adolescente de 16 ans
Le Tribunal de N'Djamena a relaxé un jeune homme accusé de détournement de mineure, faute de preuves suffisantes. Le procureur avait requis la relaxe, soulignant l'absence de la partie civile.
Par Temandang Gontran
N’Djamena, le 13 juillet 2026 — Aujourd'hui, le Tribunal de Grande Instance de N’Djamena a rendu son verdict dans l'affaire d'un jeune homme accusé de « détournement de mineure » par la partie civile. Le prévenu était poursuivi pour avoir offert un téléphone portable à une adolescente de 16 ans. Selon les plaignants, les parents de la jeune fille, cet appareil aurait servi de moyen de communication secret entre le jeune homme et leur enfant, à leur insu. Ils ont porté plainte, estimant que cet acte visait à soustraire l'adolescente à leur autorité parentale.
À la barre, le prévenu a reconnu les faits, justifiant son geste par l’ambiance de la vie, une explication qui a provoqué l'hilarité dans la salle d’audience, y compris chez les magistrats.
Lors de son réquisitoire, le Ministère public a souligné l'absence de la partie civile à l'audience. Le procureur a estimé que les éléments constitutifs de l'infraction de détournement de mineure n'étaient pas réunis et a requis la relaxe du prévenu, faute de preuves tangibles d'une intention délictueuse ou d'une réelle soustraction de la mineure à la garde de ses parents. Le tribunal a suivi les réquisitions du Ministère public. Après délibération, les juges ont prononcé la relaxe du prévenu pour infraction non constituée, faute d’éléments probants.