N'Djamena : embouteillages et accidents, jusqu’à quand sans feux tricolores ?

Les ronds-points de N'Djamena souffrent d'un manque de feux tricolores, provoquant embouteillages et accidents. Une intervention urgente est nécessaire pour améliorer la sécurité et la fluidité de la circulation.

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N'Djamena : embouteillages et accidents, jusqu’à quand sans feux tricolores ?

Par Idriss Abdelkerim

À N'Djamena, les ronds-points de Diguel, Dembé et le rond-point Chinois nécessitent l'installation de feux tricolores. Ces grands axes routiers jouent un rôle crucial dans la circulation de la capitale, car ils relient plusieurs quartiers, marchés, administrations, écoles et centres commerciaux. Chaque jour, des milliers de véhicules, motocyclistes, cyclistes et piétons y circulent.

N’Djamena compte environ 1,5 à 1,7 million d’habitants dans l’agglomération (2025). La croissance rapide (+4 % par an environ) augmente le nombre de véhicules, de motos-taxis et de piétons sans que les infrastructures suivent au même rythme. Les accidents sont quotidiens, souvent dus à la vitesse, au non-respect des priorités, au manque de signalisation et à la mixité dangereuse (voitures, motos, piétons).

Entre 7h et 8h du matin, la circulation devient de plus en plus dense. Il est souvent difficile pour les travailleurs, les commerçants, les élèves et les étudiants d’arriver à temps à leurs lieux de travail, au marché ou à l’école. Les embouteillages provoquent des retards importants et créent beaucoup de stress chez les usagers de la route.

À l’approche de la fête de Tabaski, la situation se complique davantage. Ces trois ronds-points sont fortement fréquentés par les usagers, notamment les commerçants et les clients qui effectuent leurs achats pour la fête. La circulation devient alors très difficile et les risques d’accidents augmentent considérablement.

L’absence de feux tricolores entraîne souvent des embouteillages, des accidents et de grandes difficultés pour les piétons qui souhaitent traverser la route en toute sécurité. Aux heures de pointe, la circulation devient très désordonnée, ce qui ralentit les activités économiques et augmente les dangers pour les conducteurs, les motocyclistes, les élèves et les personnes âgées.

L’installation de feux tricolores modernes permettrait d’améliorer la fluidité de la circulation, de renforcer la sécurité routière et de réduire les accidents. Elle aiderait également les agents de circulation dans leur travail et contribuerait à donner une meilleure image de la ville de N'Djamena. En plus des feux tricolores, il serait aussi important d’aménager des passages pour piétons, d’installer des panneaux de signalisation et de sensibiliser les usagers au respect du code de la route.

Le pays a l’un des taux de mortalité routière les plus élevés au monde avec environ 26-32 décès par 100 000 habitants (OMS et données nationales). Cela représente plus de 2 600 morts par an historiquement, avec des pertes économiques importantes. 

Ainsi, il est nécessaire que les autorités compétentes prennent des mesures urgentes pour équiper ces grands carrefours de systèmes de signalisation adaptés afin de garantir une circulation plus organisée, plus fluide et plus sécurisée à N'Djamena.