N'Djamena : la police sanitaire municipale intensifie sa lutte contre l'insalubrité
À N'Djamena, la police sanitaire municipale multiplie les opérations de contrôle pour imposer le respect des règles d'hygiène et lutter contre l'insalubrité dans les espaces publics et les commerces.
Par Hassan Abderamane
Créée par l'arrêté n°0108/CV/NDJ/SG/DAES/2026 du 15 mai 2026 sous l'égide de la mairie de N'Djamena, la Police Sanitaire Municipale est placée sous l'autorité de l'exécutif communal et rattachée à la Direction de l'Assainissement, de l'Environnement et de la Santé (DAES). Sa mission principale est de faire respecter l'hygiène, la salubrité publique et la protection de l'environnement dans les marchés et autres espaces publics.
Ce service intervient sur l'ensemble du territoire communal, notamment sur les voies publiques, dans les espaces verts, les marchés, les abattoirs, les dépotoirs, ainsi que dans les établissements recevant du public tels que les restaurants, hôtels, cantines, bars, lieux d'hébergement et structures sanitaires.
Dans le but de contraindre les gestionnaires d'établissements d'hébergement à respecter les normes d'hygiène, la police sanitaire a mené, ce mercredi 23 septembre 2026, une opération de contrôle ciblée dans le 6e arrondissement. Cette descente a permis aux agents de relever de multiples manquements en matière de propreté et d'entretien des locaux.
Depuis sa mise en place, l'unité s'illustre par des contrôles réguliers dans les unités artisanales de fabrication d'huile d'arachide, les boulangeries et les marchés, ciblant particulièrement les vendeurs de légumes et de viandes. Ces interventions ont recueilli un large écho favorable auprès des habitants.
Le 15 septembre 2026, une vaste opération de sensibilisation avait déjà visé les vendeurs de pain et les responsables de boulangeries de la capitale afin de promouvoir de bonnes pratiques d'hygiène.
Au-delà des denrées alimentaires, la police sanitaire lutte activement contre la défécation à l'air libre. Des opérations ont été menées sous le viaduc de Dembé, le long du canal des jardiniers et à proximité de la place de la Nation. « Avant, les gens faisaient leurs besoins à l'air libre dans les espaces publics, ce qui incommodait les riverains et les passants avec des odeurs insupportables. Grâce aux interventions de la police sanitaire, les mentalités commencent à changer », témoigne Issakha, un jeune rencontré près du canal des jardiniers dans le quartier Paris-Congo.
Une telle initiative, saluée par les citoyens, mériterait d'être élargie à l'ensemble des communes des 23 provinces du pays, tant son rôle s'avère déterminant pour préserver la santé publique et prévenir les maladies liées à l'insalubrité.