Ndjamena : l'axe Chari-Mongo, symbole d'un calvaire quotidien
À Ndjamena, l'axe Chari-Mongo reliant le 7e au 8e arrondissement est devenu un véritable parcours du combattant pour les usagers, illustrant la persistance des défis d'infrastructure.
Par Temandang Gontran
Le pays de Toumaï peine-t-il à garantir des infrastructures routières durables ? L'axe longeant le canal dit Chari-Mongo, qui s'étend du 7e jusqu'au 8e arrondissement, renvoie l'image d'une route à l'abandon. Devenue quasi impraticable et rongée par des nids-de-poule, elle rend la circulation particulièrement difficile.
En période de pluies, le mélange d'eau et de boue transforme les lieux en une véritable zone périphérique oubliée. « Cette route ne reflète pas l'image d'une capitale », déplore un conducteur de moto-taxi en attendant qu'un autre usager lui cède le passage.
Quand les intempéries s'en mêlent, circuler relève du parcours du combattant : engins motorisés et piétons se disputent le moindre passage praticable. Au-delà de cette situation alarmante, il faut souligner que d'autres axes, pourtant récemment réfectionnés, se trouvent déjà dans un état de dégradation avancée.
En attendant qu'une politique de réhabilitation durable voie le jour, les usagers continuent de prendre leur mal en patience, partagés entre résignation et espérance. Pourtant, le pays regorge d'une richesse importante, mais les conditions de vie d'une grande partie de la population restent toujours préoccupantes après 66 ans d'indépendance.