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N'Djamena : Le calvaire de la circulation en saison des pluies

À N'Djamena, la saison des pluies transforme la circulation en véritable parcours du combattant. Entre quartiers inondés, véhicules embourbés et impact économique, le calvaire des usagers est quotidien.

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N'Djamena : Le calvaire de la circulation en saison des pluies

Par Temandang Gontran

Dans la capitale tchadienne, la saison des pluies rime chaque année avec un véritable parcours du combattant pour les usagers de la route. Si les axes bitumés affichent déjà un niveau de dégradation avancé, la situation dans les quartiers s'avère bien plus critique.

 Des quartiers impraticables et des pièges de boue

Dès les premières averses, de nombreuses zones se retrouvent complètement inondées, rendant la circulation extrêmement difficile, voire impossible. Traverser certains secteurs sans risquer de voir son engin enlisé relève de l'exploit.

« Ce type de voiture n'est pas fait pour circuler dans des endroits pareils ! », s'exclame un conducteur de pousse-pousse, bloqué net dans sa course par une berline Toyota Corolla embourbée au cœur du 8e arrondissement de N'Djamena.

Solidarité forcée et galères quotidiennes

Face à l'impraticabilité des voies, les automobilistes doivent régulièrement faire preuve d'inventivité ou compter sur la solidarité locale. Il n'est pas rare de voir des conducteurs solliciter l'aide des enfants du quartier ou des passants pour pousser leur véhicule ou dégager la boue amassée autour des pneus.

La situation touche également les poids lourds : ces grands camions finissent souvent par être totalement immobilisés. Leurs chauffeurs se trouvent alors contraints d'abandonner le véhicule sur place ou de faire appel à un second engin pour décharger la marchandise afin de l'alléger et de libérer la voie.

Selon les données démographiques, le taux d'accroissement annuel de la ville de N'Djamena est estimé à environ 6 %, une forte croissance urbaine largement supérieure à la moyenne nationale du Tchad, qui se situe entre 3,2 % et 3,6 %.

Au-delà des tracasseries quotidiennes des habitants, ces difficultés de déplacement impactent lourdement l'économie locale. Cet état de dégradation généralisée freine la fluidité de la circulation urbaine et paralyse considérablement la distribution des marchandises à travers la ville.

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