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# N’Djamena : le commerce du concombre à la brouette, bouée de sauvetage pour la jeunesse
- URL: https://www.alwihdainfo.com/ndjamena-le-commerce-du-concombre-a-la-brouette-bouee-de-sauvetage-pour-la-jeunesse/
- Published: 2026-10-11T06:44:46.000Z
- Updated: 2026-10-11T06:44:46.000Z
- Description: Dans les rues de N’Djamena, de jeunes vendeurs de concombres sillonnent les quartiers avec leurs brouettes. Une activité informelle et vitale pour faire face aux difficultés économiques quotidiennes.
- Author: Alwihda Info
- Tags: Économie et Finance, Tchad

**Par Khadidja Oumar Abdoulaye**

Dans les rues de N’Djamena, de nombreux jeunes sillonnent quotidiennement les quartiers, leurs brouettes lourdement chargées de concombres. Proposé aux abords des grands axes et des carrefours, ce produit est très apprécié des habitants. Pour une frange de la jeunesse, la vente ambulante est devenue une véritable activité génératrice de revenus.

Dans le quartier N’Djar-Bilamatom, un jeune vendeur pousse sa brouette au fil des rues. Avec son cousin, il a choisi de se lancer dans ce commerce de proximité pour subvenir à ses besoins quotidiens.

Selon son témoignage, les deux cousins achètent ensemble un sac de concombres à 4 000 francs CFA, qu'ils se partagent. Chacun apporte 2 000 francs CFA pour financer sa moitié, avant de prendre la route avec sa brouette à la recherche de clients.

Sur place, les tarifs s'adaptent aux bourses : 150 francs CFA pour le gros concombre et 100 francs CFA pour le petit. Une stratégie commerciale qui permet de toucher différents niveaux de pouvoir d’achat.

Au fil des tournées, un client s’interroge sur la politique tarifaire. « Pourquoi vendre un seul concombre à 100 ou 150 francs alors que les gens n’ont pas beaucoup d’argent ? », demande-t-il au jeune vendeur.

La réponse fuse, empreinte de pragmatisme : « Nous marchons sous la chaleur toute la journée. Nous aussi, nous voulons gagner quelque chose. Même si le bénéfice est minime, c’est toujours mieux que de ne rien gagner. »

Une réplique qui résume la dure réalité de nombreux jeunes se tournant vers l'informel. Une philosophie que partage le client : « Si tu gagnes un peu chaque jour, c’est déjà bien, même si ce n’est pas une grosse somme. »

Brouette en main et sous le soleil de la capitale, ces jeunes poursuivent leur route, quartier après quartier. Une formidable illustration de la débrouillardise et de la centralité du petit commerce dans l'économie quotidienne de N’Djamena.