N’Djamena : les marchés face aux défis sécuritaires
La question de la sécurisation des zones urbaines à forte densité de population revient régulièrement dans les débats publics.
Dans la capitale tchadienne, les principaux espaces commerciaux demeurent au cœur de la vie économique quotidienne. Cependant, leur niveau de sécurité suscite de plus en plus d’interrogations, dans un contexte régional marqué par la persistance de la menace jihadiste attribuée à Boko Haram.
Par Idriss Abdelkerim
Au marché central, au marché à mil, ainsi que dans les zones commerciales de Dembé et de Diguel, l’activité reste intense. Chaque jour, des milliers de commerçants et de clients s’y côtoient dans des flux importants et largement non contrôlés. L’absence de dispositifs de sécurité visibles aux entrées et aux sorties, tels que des portiques de contrôle ou des fouilles systématiques, renforce toutefois un sentiment de vulnérabilité chez certains usagers.
Sur le terrain, la sécurité repose essentiellement sur des comités locaux de gestion, dont les moyens demeurent limités. Dans plusieurs de ces marchés, la présence policière permanente aux accès est quasi inexistante, tandis que les contrôles restent occasionnels.