N’Djamena : un prévenu reconnaît avoir vendu le même terrain à deux acquéreurs
Jugé le 17 août 2026 par le TGI de N'Djamena pour escroquerie et double vente d'une parcelle, un prévenu incarcéré à Klessoum connaîtra bientôt son verdict, le parquet ayant requis un an avec sursis.
Par Temandang Gontran
Ce 17 août 2026, un individu placé en détention préventive à la maison d'arrêt de Klessoum a comparu devant le Tribunal de grande instance (TGI) de N'Djamena. Il lui est reproché des faits d'escroquerie et de vente d'autrui portant sur une parcelle de terrain.
Selon les éléments de l'enquête, le prévenu aurait cédé le même terrain à deux acquéreurs différents. Pour convaincre la partie civile, il aurait affirmé être le légitime propriétaire, prétextant qu'une erreur des agents du cadastre avait momentanément attribué le bien à une tierce personne.
Il avait ensuite incité la victime à débuter des travaux de mise en valeur. C'est lors de l'exécution de ces chantiers que le litige a éclaté, une seconde équipe s'étant présentée sur les lieux pour y ériger ses propres constructions.
Interrogé par le président du tribunal, le prévenu a reconnu les faits qui lui sont reprochés. La victime, constituée partie civile, sollicite la restitution de la somme de 3 millions de francs CFA versée lors de la transaction frauduleuse, ainsi que des réparations pour le préjudice subi.
L'avocat de la partie civile a souligné la récurrence des agissements du prévenu, affirmant qu'il s'agit d'un mode opératoire habituel consistant à usurper la propriété d'autrui pour escroquer de tierces personnes.
Dans ses réquisitions, le ministère public a demandé au tribunal de déclarer le prévenu coupable des infractions reprochées et de le condamner à une peine de douze mois d'emprisonnement assortie du sursis.
Le tribunal a mis l'affaire en délibéré. Le verdict est attendu à une date prochaine. Dans l'attente de la décision, le prévenu retourne en détention préventive à la maison d'arrêt de Klessoum.