N'Djamena : une femme jugée pour la mort de son concubin après une bagarre

Une femme de 29 ans est jugée à N'Djamena pour coups et blessures ayant entraîné la mort de son concubin. Elle invoque la légitime défense. Le verdict est en attente.

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N'Djamena : une femme jugée pour la mort de son concubin après une bagarre

Par Temandang Gontran

L'affaire a été examinée ce 3 août 2026 par le Tribunal de grande instance (TGI) de N'Djamena. Une femme de 29 ans comparaissait sous les chefs d'inculpation de coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort lors d'une bagarre.

Les faits remontent à la nuit du 30 au 31 mars 2026. Une altercation avait éclaté entre la prévenue et son concubin dans un débit de boissons situé dans le 7e arrondissement de la capitale. Après l'intervention des proches pour les séparer, chacun avait regagné son domicile. Selon les déclarations de la mise en cause, le concubin aurait tenté à plusieurs reprises de la joindre par téléphone, en vain.

Aux environs de 3 heures du matin, la victime se serait présentée au domicile de la prévenue. Devant le refus de cette dernière de lui ouvrir la porte, il aurait escaladé le hangar en tôle pour s'introduire chez elle et engager une nouvelle bagarre.

À la barre, la prévenue a invoqué la légitime défense. Elle a soutenu que son concubin était coutumier des faits de violences conjugales. Ce soir-là, il l'aurait renversée au sol avant de tenter de l'étrangler. Se trouvant dans une situation de détresse absolue, présentant par ailleurs un handicap suite à une fracture à la jambe, elle se serait débattue. Sa main aurait alors heurté un couteau de cuisine qu'elle a saisi pour repousser son agresseur, lui assénant un coup de couteau fatal. Elle a formellement contesté toute intention homicide.

Dans ses réquisitions, le représentant du ministère public a rappelé que de tels agissements sont réprimés par les dispositions du Code pénal tchadien en son article 303. Tout en soulignant la gravité de l'infraction, le procureur s'en est rapporté à la sagesse du tribunal quant à la peine, en demandant de prendre en considération les explications fournies par la prévenue et les circonstances de l'affaire.

À l'issue de l'audience, le dossier a été mis en délibéré. Dans l'attente de la décision de justice, la prévenue demeure placée sous mandat de dépôt à la maison d'arrêt de Klessoum.