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Niger : RSF réclame une enquête après la disparition inquiétante du journaliste Moussa Kaka à Niamey

L'ONG Reporters sans Frontières réclame l'ouverture d'une enquête après la disparition, le 31 août à Niamey, du journaliste nigérien et directeur de télévision Moussa Kaka.

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Niger : RSF réclame une enquête après la disparition inquiétante du journaliste Moussa Kaka à Niamey
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L'ONG Reporters sans Frontières (RSF) s'est dite mercredi "préoccupée" par la disparition, depuis le 31 août à Niamey, de Moussa Kaka, directeur d'une télévision privée, et a demandé l'ouverture d'une enquête aux autorités.

Moussa Kaka, directeur de Radio Télévision Saraounia (RTS) et ancien correspondant de Radio France Internationale (RFI), est porté disparu au Niger depuis le 31 août 2026. Ses proches sont sans nouvelles de lui depuis deux jours.

"Moussa Kaka a quitté son bureau à Niamey, la capitale du pays, le 31 août vers 19 heures, pour regagner son domicile. Il n'y est jamais arrivé", indique RSF, qui précise que ses proches n'ont pas pu le joindre depuis.

"La disparition de Moussa Kaka, journaliste de renom, est particulièrement préoccupante, alors que le Niger traverse une nouvelle période de fortes tensions politiques et sécuritaires (...) RSF suit la situation avec attention et appelle les autorités nigériennes à ouvrir immédiatement une enquête afin de le retrouver", a indiqué Sadibou Marong, directeur du bureau Afrique subsaharienne de l'ONG.

Cette disparition intervient quelques jours après une mutinerie qui a secoué la capitale pendant près de 24 heures, que le régime a contrée avec l'aide de la Russie. Le Niger est dirigé depuis 2023 par une junte régulièrement accusée par des ONG d'atteintes à la liberté de la presse.

Moussa Kaka avait été arrêté en novembre 2025 avec plusieurs autres journalistes pour "complicité de diffusion de document de nature à troubler l'ordre public" avant d'être remis en liberté provisoire. Vendredi, le dernier journaliste encore en détention dans cette affaire avait également été libéré.

Selon le média Aïr Info, l'ancien ministre de la Défense du régime déchu, Kalla Moutari, a par ailleurs été interpellé mardi, sans que les motifs précis soient communiqués. Le calme est revenu depuis dimanche à Niamey, où les autorités accusent divers pays étrangers d'être à l'origine des troubles, sans étayer ces accusations. Des milliers de personnes se sont rassemblées mercredi dans la capitale pour apporter leur soutien au chef du régime militaire, le général Abdourahamane Tiani.

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