Octobre Rose : le Programme national de lutte contre le cancer mobilise les femmes face aux risques
Dans le cadre d'Octobre Rose, le Programme national de lutte contre le cancer a sensibilisé les femmes tchadiennes aux facteurs de risque et à l'importance du dépistage précoce.
Par Abdelaziz Oumar
Placée sous le thème "Toute la nation se mobilise. Ensemble, sauvons des vies", cette rencontre de sensibilisation sur les facteurs de cancer a été organisée ce samedi 10 octobre 2026 par le Programme national de lutte contre le cancer dans les locaux de l'Assemblée Chrétienne au Tchad Charité (ACT), dans le cadre des activités d'Octobre Rose. L'événement a été animé par la Dre Zeinab Daoud Kinefour, gynécologue-obstétricienne.
Abordant la typologie des pathologies, elle a rappelé qu'il existe de nombreuses formes de cancer, avant de se focaliser sur les deux principaux types touchant les femmes tchadiennes. En première position figure le cancer du sein, une tumeur maligne qui se développe à partir de cellules mammaires avant de proliférer de façon anarchique. La spécialiste l'a qualifié de mal "silencieux mais ravageur", caractérisé par un taux de mortalité élevé et un pourcentage estimé à 37 % en 2025.
La médecin a ensuite distingué les facteurs de risque non modifiables — tels que l'âge, le sexe, les antécédents personnels et familiaux, ainsi que les prédispositions génétiques liées aux gènes BRCA1 et BRCA2 — des facteurs modifiables, parmi lesquels figurent l'alcoolisme, le tabagisme, l'obésité, l'absence d'allaitement et les traitements hormonaux. Concernant les signes cliniques, la Dre Zeinab Daoud Kinefour a énuméré la présence de masses ou de grosesures, le gonflement des ganglions, les modifications de l'aréole et du mamelon, l'asymétrie, la déformation ainsi que l'apparition de douleurs tardives.
Insistant sur la prévention, elle a rappelé le rôle primordial du dépistage précoce dans la prise en charge médicale. Elle a exhorté les femmes à pratiquer régulièrement l'autopalpation, à identifier précocement les signaux d'alerte et à réaliser une mammographie tous les deux ans à partir de l'âge de 40 ans.
Les participants ont également été sensibilisés à l'adoption de modes de vie sains et à la nécessité de consulter immédiatement un professionnel de santé en cas de symptômes inhabituels ou persistants.