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ONU : le Tchad met en garde le Soudan suite aux frappes et assume son retrait de la CPI

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ONU : le Tchad met en garde le Soudan suite aux frappes et assume son retrait de la CPI

S'exprimant au nom du président tchadien Maréchal Mahamat Idriss Deby, M. Abdelmadjid Abdelrahim Mahamat, Ministre de la santé publique et de la prévention du Tchad, a réaffirmé la « neutralité stricte, absolue et inchangée » de N’Djamena dans le conflit soudanais, tout en condamnant fermement les récentes frappes aériennes ayant touché la province de l’Ennedi-Est. Il a averti que le Tchad se réserve le droit de prendre les mesures nécessaires pour protéger sa population et son intégrité territoriale en cas de récidive.

Le Ministre a également évoqué le poids de la crise humanitaire, indiquant que son pays accueille désormais plus de 2 millions de personnes déplacées de force, dont plus d’un million de réfugiés soudanais. « Une personne sur 17 sur le territoire de mon pays est aujourd’hui un réfugié », a-t-il souligné.

« Le retrait de la Cour pénale internationale, un choix souverain et irrévocable. »

Plus largement, le Ministre tchadien a vivement dénoncé le « cynisme des plus forts » et la politique du « deux poids, deux mesures », tout en réaffirmant son attachement au multilatéralisme et à la Charte des Nations Unies.

Il a notamment défendu la décision de N’Djamena de se retirer du Statut de Rome de la Cour pénale internationale (CPI), qualifiant ce choix de « souverain et irrévocable ».

« Cette décision fait suite à une réflexion approfondie sur le fonctionnement de la Cour depuis son entrée en activité en 2002 », a-t-il déclaré, estimant que l’activité judiciaire de la CPI est perçue dans de nombreux pays comme durablement concentrée sur les pays en développement, « et plus particulièrement sur le continent africain ».

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