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Or : les banques centrales maintiennent une cadence d'achat historique en 2026

Malgré des cours record, les banques centrales poursuivent leurs achats massifs d'or en 2026, s'appuyant sur le métal précieux pour diversifier leurs réserves face aux incertitudes économiques.

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Or : les banques centrales maintiennent une cadence d'achat historique en 2026
Illustration © Pixabay

Malgré un repli par rapport à ses sommets historiques, le marché de l'or continue de mobiliser les banques centrales. Selon une étude de l'équipe de recherche de BestBrokers, les achats nets mensuels ont atteint 63 tonnes en septembre, renouant avec des volumes particulièrement élevés.

En s'appuyant sur les données du Conseil mondial de l'or et les cours de la London Bullion Market Association (LBMA) arrêtés à la mi-octobre 2026, le rapport met en lumière la stratégie d'accumulation menée par plusieurs pays depuis 2021 pour diversifier leurs réserves face aux instabilités économiques et géopolitiques.

Chine et Pologne en tête des acquisitions

Sur la période 2021-2026, la Chine et la Pologne dominent largement les achats mondiaux. Chacun de ces deux pays a accru ses réserves de plus de 400 tonnes, s'établissant respectivement à 438,2 tonnes et 419,3 tonnes. À la valeur actuelle des cours, ces stocks s'élèvent à environ 58,7 milliards de dollars pour la Chine et 56,2 milliards de dollars pour la Pologne.

L'Inde occupe la troisième place avec 204 tonnes accumulées (évaluées à 27,3 milliards de dollars), suivie de la Turquie (137,4 tonnes), de l'Ouzbékistan (106 tonnes) et du Brésil (105,1 tonnes). Plus bas dans le classement, le Japon, la Thaïlande et la République tchèque affirment également une hausse constante de leurs avoirs, oscillant entre 76 et 81 tonnes.

La trajectoire de certains pays illustre un net changement de cap. La Pologne, autrefois acheteuse marginale, a intensifié ses achats de manière spectaculaire à partir de 2023, avant de poursuivre un rythme soutenu en 2024 et 2025, puis d'atteindre 97,8 tonnes sur les seuls huit premiers mois de l'année 2026. La République tchèque suit une dynamique similaire, ses achats pour la seule période de janvier à août 2026 dépassant déjà le total de l'année précédente.

Une quête d'indépendance stratégique

Pour Alan Goldberg, analyste principal chez BestBrokers, cet engouement dépasse la simple gestion financière : « L'or a toujours occupé une place particulière dans l'architecture de la richesse nationale : il est à la fois un actif financier et une déclaration silencieuse d'indépendance. Pour les banques centrales naviguant dans un monde où les alliances politiques bougent et où la dette publique enfle, le lingot offre une réserve qui repose hors du bilan de tout autre gouvernement. »

L'expert souligne également que cette persistance à travers des économies aux profils très variés traduit une recherche d'autonomie face aux chocs externes, indépendamment des motivations propres à chaque État. Reste à savoir si cette voracité se maintiendra face à la hausse continue des prix, qui renchérit mécaniquement chaque tonne supplémentaire acquise.

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