Partenariat stratégique : les hauts fonctionnaires de l'UA et de l'UE réunis à Addis-Abeba
Réunis à Addis-Abeba, les hauts fonctionnaires de l'Union africaine et de l'Union européenne planchent sur un plan d'action concret axé sur le numérique, le commerce et la sécurité.
Partenariat stratégique : les hauts fonctionnaires de l'UA et de l'UE réunis à Addis-Abeba
Des hauts fonctionnaires de l’Union africaine, de la Commission européenne et des États membres de l’Union européenne se sont réunis au siège de l’Union africaine à Addis-Abeba, en Éthiopie, dans le cadre de la réunion de haut niveau UA-UE.
Cette rencontre constitue une plateforme de dialogue essentielle sur les priorités communes du partenariat et vise à renforcer la coordination sur des sujets d’intérêt partagé. Elle s’inscrit dans le prolongement des résultats du 7e sommet UA-UE, tenu à Luanda en novembre 2025, qui était consacré à la promotion de la paix et de la prospérité par le biais d’un multilatéralisme efficace.
Un plan d'action axé sur des objectifs concrets
Conformément aux engagements pris dans la capitale angolaise, les participants se concentrent sur des thématiques clés telles que le multilatéralisme et la prospérité. Ils doivent adopter un plan de mise en œuvre assorti d’objectifs précis, destiné à élargir la coopération dans des domaines variés :
- Paix et sécurité
- Renforcement du multilatéralisme
- Commerce et développement économique
- Action climatique et sécurité alimentaire
- Numérique, intelligence artificielle (IA) et gouvernance associée
Ce plan doit permettre de concrétiser la « Vision commune pour 2030 » ainsi que les cadres de référence associés, notamment l’Agenda 2063 et l’initiative européenne « Global Gateway ».
Priorités éthiopiennes : numérique, commerce et énergie
Au nom du Premier ministre Abiy Ahmed, « champion » de l’UA pour l’IA et la santé numérique, l’Éthiopie a présenté la position commune de l’organisation continentale. L’ambassadrice Lemlem Fiseha a exposé les priorités stratégiques : intégrer l’IA dans les agendas politiques des États membres, instaurer une littératie numérique universelle, stimuler les investissements en cyberinfrastructures, soutenir les start-ups, promouvoir l’inclusion des langues africaines et atténuer les risques liés aux nouvelles technologies.
Par ailleurs, l’ambassadeur Meles Alem, directeur général des affaires européennes et américaines, a insisté sur la nécessité d’élargir le partenariat dans le commerce, l’énergie et l’industrie manufacturière. Il a exhorté l’Union européenne à réexaminer certaines mesures ayant de lourdes répercussions sur les producteurs africains — notamment le règlement sur la déforestation et le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières — dans le cadre de l’initiative « Tout sauf les armes ». Enfin, il a appelé l’UE à investir concrètement dans les infrastructures énergétiques du programme PIDA (Programme pour le développement des infrastructures en Afrique).
