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Paternité disputée à N’Djamena : trente ans après, la science appelée à trancher

À N’Djaména, deux familles se disputent la paternité d'un trentenaire depuis trois décennies. Face à l'échec des autorités coutumières, seul un test ADN semble en mesure de trancher.

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Paternité disputée à N’Djamena : trente ans après, la science appelée à trancher

Par Ahmad Youssouf Ali

Un homme d'une trentaine d'années se trouve aujourd'hui au cœur d'une crise familiale inextricable. Confronté à un doute persistant sur sa filiation, il voit son identité paternelle âprement disputée par deux familles, dans une affaire qui met à l'épreuve la tradition et la raison.

Le litige, vieux de plusieurs décennies, a été porté devant la chefferie coutumière de la capitale tchadienne. Malgré de nombreuses tentatives de médiation, le chef coutumier n'est pas parvenu à rendre une sentence définitive. L'origine du conflit remonte au décès du premier mari de la mère. Après avoir observé le délai de viduité réglementaire de trois mois et dix jours en vigueur chez les musulmanes, elle s'est unie à un second époux. Depuis, la famille du premier conjoint revendique farouchement la paternité de l'enfant, tandis que celle du second affirme avec force qu'il est le leur.

De son côté, la mère certifie que l'enfant est issu de son second mariage. Une déclaration qui ne convainc nullement le camp adverse. « La réponse donnée par la mère ne nous convient pas », argue-t-on du côté de la première famille.

Cette absence de consensus soulève une interrogation majeure : pourquoi ces familles ont-elles attendu trente ans pour faire valoir leurs droits ? À ce jour, aucune explication probante n'a émergé des instances coutumières.

Dans cette impasse à la fois traditionnelle et judiciaire, une seule option s'impose désormais pour départager les clans et dissiper le mystère : le recours à la science et à un test ADN.

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