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Présidentielle de la FECOFOOT : le dossier du TAS vire à la cacophonie à l'approche du scrutin

À neuf jours de l'élection à la tête de la FECOFOOT, le revirement de la fédération concernant la procédure du TAS plonge le scrutin dans l'incertitude juridique la plus totale.

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Présidentielle de la FECOFOOT : le dossier du TAS vire à la cacophonie à l'approche du scrutin

Par Mvouanzi Jonas

À neuf jours du scrutin pour la présidence de la Fédération congolaise de football (FECOFOOT), l’affaire TAS 2026/A/12793 – opposant Boniface Malalou Carle à l'institution – vire à la confusion totale au Tribunal arbitral du sport (TAS).

 Une procédure accélérée : accord, puis désaccord

Tout part de la notification du TAS du 14 septembre 2026 concernant le recours d’appel introduit par Monsieur Boniface Malalou Carle contre la FECOFOOT.

Dans un premier courrier daté du 17 septembre, la FECOFOOT, par la voix de son secrétariat, notifiait son accord exprès et sans réserve pour une procédure accélérée, conformément à l’article R52 du Code de l’arbitrage en matière de sport. La Fédération demandait même que l’affaire soit soumise à un arbitre unique (article R50) afin qu'une sentence définitive puisse être rendue avant le scrutin fixé au 26 septembre.

Mais coup de théâtre. Dans un second courrier adressé à la présidente de la Chambre d’appel du TAS, la même FECOFOOT s’oppose désormais à toute procédure accélérée.

« Compte tenu de la nature du litige, de la complexité des questions soulevées ainsi que de la nécessité de disposer d’un délai raisonnable pour examiner l’ensemble des moyens […] une réduction des délais procéduraux ne serait pas appropriée », écrit la FECOFOOT, qui souhaite pouvoir exercer pleinement ses droits de la défense.

 Le TAS tranche : pas de procédure accélérée

Saisi des deux positions contradictoires, le greffe du TAS, par l’intermédiaire de son conseiller Fabien Cagneux, a tranché ce 17 septembre.

Dans son courrier intitulé « TAS 2026/A/12793 Boniface Carle Malalou  Fédération congolaise de football », il indique : « Je prends acte des positions contradictoires des parties quant à la mise en œuvre d’une procédure accélérée. À cet égard, je relève que l’intimée s’oppose à une telle procédure […] Je considère qu’aucun accord n’a été trouvé entre les parties pour la mise en œuvre d’une procédure accélérée. Conformément à l’article R52 al. 4 du Code, la procédure suivra dès lors son cours ordinaire. »

Le conseiller relève également un fait troublant : le refus de la FECOFOOT aurait été communiqué par courriel depuis une adresse de contact transmise par l’appelant lui-même dans sa déclaration d’appel. Il accuse par ailleurs réception des courriels de MM. Jean-Patrick Boulingui et Éric Mouandhat, tiers non parties à la procédure.

En conséquence, les délais fixés par le courrier du TAS du 14 septembre 2026 demeurent applicables et la sentence ne sera pas rendue avant le scrutin du 26 septembre 2026.

Une élection sous incertitude juridique

Cette volte-face place la FECOFOOT dans une position délicate. Si le TAS suit son cours ordinaire, l’élection présidentielle du 26 septembre pourrait se tenir alors que la candidature de Boniface Malalou Carle est toujours contestée devant la justice sportive internationale, ouvrant la voie à une possible annulation a posteriori.

La FECOFOOT se dit pour sa part à l’entière disposition du greffe pour respecter le calendrier. L’affaire 2026/A/12793 s’annonce désormais comme l’enjeu juridique majeur de cette fin de campagne.

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