Programme d'action de Doha : à Addis-Abeba, le Burkina Faso partage son expérience face aux inégalités
Lors de la réunion régionale sur le Programme d'action de Doha à Addis-Abeba, le Burkina Faso a présenté ses actions pour réduire les inégalités et bâtir une économie endogène.
Le Burkina Faso a participé, les 8 et 9 septembre derniers à Addis-Abeba, en Éthiopie, à la réunion régionale africaine consacrée au bilan à mi-parcours du Programme d’action de Doha en faveur des Pays les moins avancés (PMA) pour la décennie 2022-2031. La délégation était conduite par Dieudonné Désiré Sougouri, Directeur de Cabinet du ministre des Affaires étrangères.
Cette rencontre a été organisée conjointement par la Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique et le Bureau du Haut-Représentant des Nations Unies pour les PMA, les pays sans littoral et les petits États insulaires. L'objectif de ces deux jours de travaux était de mesurer les avancées réalisées par les PMA africains depuis 2022.
Les échanges se sont articulés autour de six séances thématiques portant notamment sur l'investissement dans le capital humain pour faire reculer la pauvreté, l'apport de la science, de la technologie et de l'innovation dans la réduction des vulnérabilités, ainsi que la transformation de l'économie comme moteur de prospérité. Les travaux ont également abordé le développement du commerce des PMA et de l’intégration régionale, la lutte contre le changement climatique, le renforcement de la résilience, et la mobilisation des partenaires internationaux au service du développement durable.
Prenant part à ces discussions, la délégation burkinabè a présenté les actions engagées par le pays pour renforcer le capital humain et réduire les inégalités.
Abordant la question de la transformation structurelle, le représentant du Burkina Faso a souligné que les économies nationales ont longtemps été cantonnées au rôle d’exportatrices de matières premières brutes, subissant les fluctuations des cours mondiaux tout en important des produits finis à forte valeur ajoutée.
Afin de rompre définitivement avec ce modèle, la délégation a indiqué que le Burkina Faso a fait le choix de bâtir une économie endogène, forte et résiliente. Concernant le commerce international et l’intégration régionale, elle a rappelé la décision souveraine du Burkina Faso, du Mali et du Niger de créer la Confédération des États du Sahel (AES). Cette structure vise à dépasser les limites des schémas d'intégration classiques pour s'affirmer non seulement comme un espace de sécurité, mais aussi comme une alternative géoéconomique majeure.
Pour rappel, depuis 1971, les Nations Unies reconnaissent les Pays les moins avancés comme une catégorie d'États très défavorisés, particulièrement vulnérables aux chocs économiques externes et aux catastrophes naturelles. Le Programme d’action de Doha (DPoA) a été adopté en mars 2022 pour soutenir leur sortie durable de cette catégorie.
