Projet PILIER à N’Djamena : Vers une meilleure résilience face aux inondations
Le Projet PILIER à N’Djamena restructure son cadre pour mieux affronter les inondations, avec un atelier soutenu par la Banque mondiale visant à adapter les stratégies aux réalités locales.
Par Khadidja Oumar Abdoulaye
Dans le cadre du renforcement de la résilience urbaine face aux inondations, un atelier de restructuration et d’adaptation du cadre des résultats du Projet intégré de lutte contre les inondations et de résilience urbaine à N’Djamena (PILIER) se tient du 8 au 9 mai 2026. Organisée avec l’appui financier de la Banque mondiale, cette rencontre vise à actualiser les orientations stratégiques du projet afin de mieux répondre aux réalités urbaines et environnementales de la capitale tchadienne. L’événement s’est ouvert ce 8 mai 2026 au Centre Bream, dans le quartier Klesim à N’Djamena.
Au cours de son intervention, le coordonnateur du Projet PILIER, Ahmat Guihini, a rappelé que le projet a été mis en place pour répondre aux problèmes récurrents d’inondations dans la capitale tchadienne et renforcer la résilience des populations face aux effets du changement climatique. Il a souligné la nécessité de revoir le plan actuel afin de l’adapter aux réalités du terrain et aux défis croissants liés aux inondations. Selon lui, l’actualisation du cadre de résultats permettra de mieux répondre aux exigences du projet, tout en documentant les différentes situations qui justifient cette adaptation ainsi que les mécanismes d’intervention appropriés.
Prenant la parole, le responsable suivi-évaluation du Projet PILIER, Cherif Adiguel, a insisté sur l’importance d’accorder une attention particulière aux mesures de prévention et de gestion des inondations. Parmi les priorités évoquées figurent la construction et l’aménagement des canaux de drainage, l’élaboration d’un plan stratégique durable, une urbanisation mieux maîtrisée de la ville ainsi que le renforcement des capacités de l’ensemble des parties prenantes impliquées dans la lutte contre les inondations à N’Djamena.
Il a insisté sur le fait que cet atelier devrait permettre aux différents acteurs techniques et institutionnels de réviser les indicateurs de performance du projet et d’adapter les mécanismes de mise en œuvre afin d’améliorer l’efficacité des actions engagées pour la résilience urbaine de la capitale tchadienne.