RDC : des étudiants tchadiens dénoncent une traque liée aux visas et lancent un appel aux autorités

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RDC : des étudiants tchadiens dénoncent une traque liée aux visas et lancent un appel aux autorités

Des étudiants tchadiens poursuivant leurs études à l'Université Président Joseph Kasa-Vubu (UKV), à Boma, dans la province du Kongo Central en République démocratique du Congo (RDC), disent traverser une situation qu'ils qualifient de préoccupante en raison de difficultés liées à l'obtention ou au renouvellement de leurs visas de séjour.

Selon le témoignage de l'un d'eux, étudiant en troisième année de médecine, les ressortissants tchadiens seraient particulièrement visés ces derniers jours par des opérations de contrôle menées par les agents de la Direction générale de migration (DGM). Les étudiants reconnaissent la nécessité de se conformer aux lois du pays d'accueil, mais estiment que le coût du visa, fixé à 300 dollars américains pour une validité d'un an à Boma, est trop élevé pour de nombreuses familles.

Ils affirment avoir appris que le même visa serait délivré à Kinshasa pour un montant de 100 dollars, ce qui suscite, selon eux, des interrogations sur cette différence de tarification.

Toujours selon leur témoignage, les agents de la DGM mèneraient des descentes dans les domiciles d'étudiants. Certains disent avoir été conduits dans les locaux de la DGM, où leurs passeports auraient été temporairement confisqués. D'autres affirment avoir été retenus pendant plusieurs heures avant d'être relâchés après le paiement d'une somme de 100 dollars. Les étudiants expliquent que la confiscation de leurs passeports complique leurs démarches administratives, notamment pour recevoir de l'argent de leurs proches ou effectuer des opérations bancaires.

Face à cette situation, plusieurs étudiants disent limiter leurs déplacements par crainte d'être interpellés. Ils souhaitent davantage de soutien de la représentation diplomatique tchadienne pour des solutions concrètes.

Les étudiants précisent qu'ils ne refusent pas de régulariser leur situation administrative, mais demandent une révision du coût du visa ou un accompagnement des autorités tchadiennes afin de faciliter leur mise en conformité avec la législation congolaise.