Réforme éducative et emploi au Tchad : le cri de Moustapha Oumar Brahim
Moustapha Oumar Brahim dénonce le décalage entre diplôme et emploi au Tchad, appelant à une réforme éducative pour aligner les compétences sur les besoins du marché.
Par Achta Mahamat
Dans son ouvrage, Moustapha Oumar Brahim livre un témoignage poignant sur le décalage entre formation académique et réalité du marché de l’emploi au Tchad. Plus qu’un simple essai, c’est un appel fort à une prise de conscience collective et à une transformation du système éducatif et des mentalités.
Moustapha Oumar Brahim se présente non seulement comme auteur, mais aussi comme témoin d’une réalité vécue. Il s’exprime en tant que fils du Tchad et porte la voix d’une génération qui a longtemps cru que le diplôme suffisait à ouvrir les portes de l’avenir. Il affirme que son ouvrage n’est pas un simple essai, mais un témoignage, une alerte, un miroir tendu à la société, et surtout un appel à une transformation collective.
Il met en lumière une réalité brutale : le choc entre le diplôme et l’emploi. Au Tchad, on apprend très tôt qu’il suffit de bien travailler à l’école et d’obtenir son diplôme pour réussir. Pourtant, la réalité est toute autre. Lui aussi y a cru, persuadé qu’après sa licence, la vie professionnelle lui ouvrirait ses portes. Mais non, c’est précisément à ce moment que commence la véritable bataille. Il décrit un marché de l’emploi restreint, des opportunités rares, et un système où les relations priment parfois sur les compétences. Même décrocher un simple stage devient un véritable parcours du combattant. Issu d’une famille modeste, sans réseau d’influence, il s’est retrouvé confronté à une évidence : le diplôme seul ne suffit pas.
Face à cette situation, Moustapha Oumar Brahim appelle les jeunes à ne pas attendre uniquement de la fonction publique. Il les encourage à apprendre un métier, à développer des compétences concrètes, à se former au numérique, à se lancer dans l’entrepreneuriat, et à cultiver curiosité, audace et discipline. Selon lui, le diplôme est un outil, mais en aucun cas une finalité.
Il insiste également sur la nécessité d’adapter le système éducatif aux réalités du marché. Cela passe par l’intégration de plus de pratiques dans les formations, le développement de partenariats avec les entreprises, la promotion de l’innovation et de l’entrepreneuriat dès le plus jeune âge, ainsi que la formation de profils en adéquation avec les besoins réels du Tchad et du monde. Car, rappelle-t-il, un pays ne se développe pas avec des diplômes, mais avec des compétences utiles.
Pour l’auteur, ce livre n’est pas un simple ouvrage : c’est un cri de vérité, un guide stratégique, un témoignage réel et une alerte nationale. Il l’a écrit pour que chaque jeune Tchadien comprenne que l’échec n’est pas une fin, mais un point de départ, et que le parcours peut être transformé, quelle que soit la situation.
Il conclut en affirmant que s’il est là aujourd’hui, ce n’est pas parce que le chemin a été facile, mais parce qu’il a refusé d’abandonner. Il déclare avec conviction que chaque jeune a le pouvoir de changer sa trajectoire.
L’ouvrage est structuré en trois grandes parties, comprenant 20 chapitres sur un total de 250 pages, et est vendu au prix de 10 000 FCFA.
Achta Mahamat