Soudan : L'ONU interpellée après le refus de visa américain pour al-Burhan
Les États-Unis n'ont pas encore accordé de visa au chef du Conseil souverain du Soudan, Abdel Fattah al-Burhan, suscitant l'intervention de l'ONU et les protestations de Khartoum.
Les États-Unis n'ont pas encore accordé de visa d'entrée au chef du Conseil souverain du Soudan, le général Abdel Fattah al-Burhan, pour assister à l'Assemblée générale de l'ONU à New York. Selon des sources diplomatiques et des informations rapportées par Reuters, la délivrance de ce sésame serait conditionnée à l'acceptation par al-Burhan d'un cessez-le-feu de 90 jours proposé par les États-Unis.
Face à cette situation, le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, s'est déclaré « profondément préoccupé » et a exhorté le pays hôte à délivrer les documents nécessaires conformément à l'Accord de siège.
L'ambassadeur permanent du Soudan auprès de l'ONU, Al-Harith Idriss Al-Harith, a officiellement saisi le secrétaire général pour lui demander d'intervenir auprès des autorités américaines au plus haut niveau. Le général al-Burhan doit en principe prononcer le discours du Soudan le jeudi 24 septembre lors de la quatre-vingt-unième session.
Dans sa lettre, Khartoum rappelle que toutes les procédures ont été remplies et invoque la Convention de 1947 sur les privilèges et immunités des Nations Unies, ainsi que la résolution 80/172 adoptée en décembre 2025. Ces textes interdisent aux États-Unis d'entraver l'accès des représentants des États membres au siège de l'organisation en raison de considérations politiques bilatérales.