Soudan : quatre puissances régionales "rejettent les structures parallèles susceptibles de fragiliser l'État"
Réunis à New York en marge de l'ONU, les chefs de la diplomatie saoudienne, égyptienne, pakistanaise et turque ont réaffirmé leur soutien à l'intégrité du Soudan et appelé au strict respect de la souveraineté nationale.
NEW YORK — En marge de la 81e session de l'Assemblée générale des Nations unies, les ministres des Affaires étrangères de l'Arabie saoudite, de l'Égypte, du Pakistan et de la Turquie se sont réunis le 21 septembre 2026 pour un entretien consultatif axé sur la crise soudanaise et la stabilité régionale.
Au cours de cette rencontre, les quatre responsables ont réitéré leur engagement indéfectible en faveur de la souveraineté, de l'unité, de l'indépendance et de l'intégrité territoriale du Soudan. Ils ont insisté sur la nécessité prépondérante de préserver les institutions étatiques légitimes tout en rejetant l'émergence de structures parallèles susceptibles de fragiliser l'État. Dans le même registre, ils ont exhorté à stopper immédiatement tout acheminement illicite d'armements, de mercenariats et de combattants étrangers sur le sol soudanais.
Les discussions ont également permis d'aborder les dossiers géopolitiques régionaux et internationaux. Les participants ont examiné les moyens d'optimiser la coordination interétatique pour consolider la paix au Moyen-Orient. Face à la persistance des foyers de tension, ils ont réaffirmé que la voie diplomatique et le dialogue demeurent les uniques issues viables pour parvenir à des règlements durables, tout en soulignant l'importance d'observer le mémorandum d'entente d'Islamabad.
Sur le volet sécuritaire du Golfe, les ministres ont fermement condamné les agressions visant l'Arabie saoudite, ciblant notamment les récentes attaques des Houthis. Ils ont exprimé leur pleine solidarité avec Riyad dans la défense de son territoire conformément au droit international, tout en insistant sur la sécurisation des voies de navigation maritime et en renouvelant leur appui au Conseil de leadership présidentiel et au gouvernement légitime du Yémen.
Enfin, la question palestinienne a occupé une place centrale dans leurs échanges. Les représentants ont rappelé le caractère cardinal de cette cause, réaffirmant leur appui aux droits inaliénables du peuple palestinien, au premier rang desquels figure l'autodétermination et l'établissement d'un État souverain fondé sur les frontières de juin 1967, avec Jérusalem-Est pour capitale. Les quatre pays se sont engagés à maintenir une concertation étroite afin de stimuler la sécurité collective régionale.