Tchad : à Bedjondo, des fora communautaires pour intensifier la lutte contre les VBG et promouvoir la santé reproductive
À Bedjondo, le Bureau d’Appui Santé et Environnement a organisé des fora communautaires pour sensibiliser aux droits sexuels, à la santé reproductive et à la lutte contre les violences basées sur le genre.
Par Dominique Didéo
C'est dans le cadre de la mise en œuvre du PASFASS2 que le Bureau d’Appui Santé et Environnement (BASE) a organisé à Bedjondo des fora communautaires consacrés aux Droits et Santé Sexuels et Reproductifs (DSSR), à la Santé de la Reproduction, Maternelle, Néonatale, Infantile et de l’Adolescent (SRMINIA) ainsi qu’aux Violences Basées sur le Genre (VBG).
Ces rencontres ont permis de sensibiliser les communautés sur les enjeux liés à la santé et aux droits sexuels et reproductifs, tout en favorisant le dialogue autour de la prévention et de la prise en charge des violences.
À travers ces échanges, les participants ont également été encouragés à renforcer la protection des filles et des femmes, notamment contre les pratiques néfastes telles que les mutilations génitales féminines (MGF).
Ces assises ont en outre servi de cadre de plaidoyer auprès des autorités administratives, départementales et des forces de sécurité, afin de consolider leur engagement en faveur de la protection des filles et de la lutte contre les traditions néfastes.

Au terme de ces travaux, le responsable de BASE Mandoul, le Dr Rondouba Firmin, a souligné que plusieurs problématiques majeures ont été mises en lumière, rappelant que la lutte doit impérativement être multisectorielle.
De son côté, la déléguée provinciale de la Femme et de la Protection de l'enfance, Mangué Manrom Blanche, a appelé à la conjugaison des efforts de l'ensemble des acteurs pour relever ces défis.
Clôturant la série de rencontres, le secrétaire général du département du Mandoul Occidental, Mbaindiguim Amon, a réaffirmé la pleine disponibilité des autorités à accompagner ces initiatives visant à éradiquer les pratiques contraires aux droits humains.
À travers cette action, le BASE et ses partenaires entendent impulser une mobilisation communautaire durable pour la protection des filles et l’abandon progressif de l'excision.