Tchad : à Bohobé, sensibilisation pour une cohabitation pacifique entre agriculteurs et éleveurs

Le sous-préfet de Bohobé intensifie sa campagne pour prévenir les conflits entre agriculteurs et éleveurs, soulignant l'importance de la cohabitation pacifique et du respect des règles locales.

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Tchad : à Bohobé, sensibilisation pour une cohabitation pacifique entre agriculteurs et éleveurs

Par Elwood Dk

Le sous-préfet de Bohobé poursuit sa campagne de sensibilisation pour prévenir les conflits entre agriculteurs et éleveurs. La mission de sensibilisation de proximité, conduite par le sous-préfet de Bohobé, Doumhassem Gédéon, s’est poursuivie les 23 et 24 juin 2026 dans le canton de Marabé.

La délégation administrative s’est successivement rendue dans les ferricks des villages de Dangajoulou et de Madjam afin d’échanger avec les éleveurs sur les enjeux de la cohabitation pacifique et de la prévention des conflits ruraux. Aux côtés du chef de canton de Marabé, Issa Baga Nanda, du commandant de la brigade territoriale, des chefs de villages et des notables locaux, le sous-préfet a rappelé les principales mesures destinées à réduire les tensions entre agriculteurs et éleveurs.

Les échanges ont notamment porté sur la surveillance des troupeaux, le recrutement de bouviers adultes et responsables, l’interdiction de confier les animaux à des mineurs, le respect des mécanismes locaux de règlement des différends ainsi que l’obligation pour les éleveurs transhumants de se conformer aux règles en vigueur dans les localités d’accueil.

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Les autorités administratives et traditionnelles ont insisté sur la nécessité pour chaque acteur de contribuer à la préservation de la paix et du vivre-ensemble, dans un contexte marqué par l’arrivée progressive des troupeaux en quête de pâturages. Au cours de la mission, la délégation a également sensibilisé les populations sur l’importance du Troisième Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH-3), invitant les habitants à collaborer pleinement avec les agents recenseurs afin de garantir le succès de cette opération nationale. Les autorités ont par ailleurs constaté la présence de plusieurs mineurs conduisant des troupeaux dans les ferricks visités.

À l’approche de la délégation, certains d’entre eux ont abandonné les animaux avant de prendre la fuite. Pour le sous-préfet, cette situation illustre les risques liés à la garde des troupeaux par des enfants, souvent incapables d’assurer un contrôle efficace des animaux, ce qui peut entraîner des dégâts dans les champs et alimenter les conflits entre agriculteurs et éleveurs.

À l’issue des échanges, les éleveurs ont exprimé leur adhésion aux recommandations formulées et réaffirmé leur engagement à contribuer à l’objectif de « zéro conflit » dans la sous-préfecture de Bohobé.