Tchad : à Sarh, un atelier pour optimiser la collecte des données d'état civil

Un atelier à Sarh, organisé par la Direction des Affaires Politiques et l'UNICEF, vise à améliorer la collecte et la transmission des données d'état civil dans les provinces du Moyen-Chari et du Mandoul.

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Tchad : à Sarh, un atelier pour optimiser la collecte des données d'état civil

Par Elwood Dk

Une mission de la Direction des Affaires Politiques et de l’État civil, en partenariat avec l’UNICEF, organise du 7 au 8 août 2026 à Sarh, un atelier de sensibilisation et de formation sur la collecte et la transmission des données d’état civil. La rencontre réunit les maires et les agents d’état civil des provinces du Moyen-Chari et du Mandoul. Elle vise principalement à renforcer leurs capacités afin d’améliorer la qualité, la régularité et la transmission des informations relatives aux naissances, mariages et décès vers le niveau central.

La directrice adjointe des Affaires politiques et de l’État civil, Mme Assoumta Victoria, a rappelé que l’état civil constitue un outil essentiel pour garantir l’identité juridique des citoyens et permettre à l’État de mieux planifier son développement.

Selon elle, les difficultés liées à la collecte et à la remontée des données restent nombreuses. Il s’agit notamment du manque de moyens, de l’éloignement de certains centres d’état civil et de l’insuffisance de mécanismes harmonisés pour transmettre régulièrement les informations. « Pour améliorer cette situation, de nouvelles fiches mensuelles de collecte ont été mises en place avec l’appui de l’UNICEF. Elles permettront aux agents d’enregistrer et de transmettre régulièrement les données, notamment celles désagrégées par sexe et par âge », a-t-elle indiqué.

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De son côté, le chef du sous-bureau national de l’UNICEF, Marcellin Mambo Kalubinda, a insisté sur l’importance de l’enregistrement des naissances. Il estime qu’un acte de naissance constitue la première preuve de l’existence juridique d’un enfant et facilite son accès à l’éducation, aux soins et à d’autres services essentiels. Il a également évoqué les efforts engagés depuis 2021 pour moderniser le système d’état civil, notamment à travers la digitalisation et le déploiement de l’application TASDJIL. « Les statistiques restent cependant préoccupantes. Au niveau national, seuls 26 % des enfants de moins de cinq ans avaient leur naissance enregistrée selon les données de la MICS 2019. En 2024, près de 2,9 millions d’enfants de moins de cinq ans étaient encore non déclarés à l’état civil. Dans le Mandoul, le taux d’enregistrement des naissances était estimé à 55 %, contre seulement 31 % dans le Moyen-Chari. Ces chiffres montrent la nécessité de renforcer les actions au niveau des communes et de rapprocher davantage les services d’état civil des populations », a précisé le chef du sous-bureau national de l’UNICEF.

Le secrétaire général de la province du Moyen-Chari, Fidèle Kodé Ngolo, a salué le choix porté sur Sarh pour abriter cette rencontre. Il a appelé les participants à tirer profit des échanges afin de formuler des recommandations concrètes pour améliorer la collecte et la transmission des données.

Durant deux jours, les participants vont ainsi échanger sur les difficultés rencontrées sur le terrain et rechercher des solutions adaptées pour rendre le système d’état civil plus efficace.