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Tchad : au Lac-Iro, le sous-préfet de Bohobé alerte sur les dérives menaçant le centre de santé de Boli

Dans le département du Lac-Iro, le centre de santé de Boli fait face à une faible fréquentation, à des impayés massifs de médicaments et à la résurgence de cabinets clandestins.

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Tchad : au Lac-Iro, le sous-préfet de Bohobé alerte sur les dérives menaçant le centre de santé de Boli

Par Elwood Dk

Lac-Iro : le sous-préfet de Bohobé alerte sur les dérives menaçant le centre de santé de Boli

Dans la sous-préfecture de Bohobé, département du Lac-Iro, la mission de suivi des structures sanitaires se poursuit sous la conduite du sous-préfet, Douamssem Gedéon. Après plusieurs étapes, la délégation s’est rendue au centre de santé de Boli, un village situé à environ 15 kilomètres du chef-lieu de la sous-préfecture.

Sur place, le constat fait ressortir une faible fréquentation du centre. Selon les responsables, une partie de la population se tourne vers des personnes pratiquant des soins en dehors du cadre légal. Cette situation affecte le fonctionnement normal de la structure, pourtant réhabilitée et équipée avec l’appui du projet d’Achat Basé sur la Performance (PBF).

La mission a également relevé des difficultés liées à la gestion des médicaments. Plus d’un million de francs CFA de produits pharmaceutiques auraient été remis à crédit à certains patients. Ces dettes réduisent les ressources disponibles pour assurer le renouvellement des stocks et le fonctionnement du comité de gestion.

Autre préoccupation soulevée : la reprise des activités de certains cabinets clandestins qui avaient pourtant été fermés par les autorités. Face à cette situation, le sous-préfet de Bohobé a demandé aux forces de sécurité de prendre les dispositions nécessaires contre les personnes qui continuent d’exercer illégalement la médecine.

« Nous voulons améliorer le fonctionnement des formations sanitaires, lutter contre les pratiques médicales illégales et rapprocher davantage les populations des structures de santé reconnues », a fait savoir Douamssem Gedéon, sous-préfet de Bohobé.

Il convient de noter que les chefs traditionnels sont également invités à sensibiliser leurs communautés et à participer au recouvrement des sommes dues au centre de santé.

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