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Tchad : au Moyen-Chari, les médiateurs agropastoraux renforcent leur collaboration pour prévenir les conflits

Réunis à Sahr du 2 au 3 octobre 2026, les médiateurs agropastoraux du Moyen-Chari renforcent leur collaboration pour prévenir durablement les conflits entre agriculteurs et éleveurs.

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Tchad : au Moyen-Chari, les médiateurs agropastoraux renforcent leur collaboration pour prévenir les conflits

Par Elwood Dk

Le Centre pour le Dialogue Humanitaire (HD) réunit, du 2 au 3 octobre 2026 à Sahr, les acteurs engagés dans la prévention des conflits entre agriculteurs et éleveurs. La rencontre, organisée au Centre des jeunes Don Bosco, vise à renforcer le dialogue et la collaboration entre les différents réseaux de médiateurs agropastoraux du Moyen-Chari.

La rencontre rassemble notamment des sous-préfets, des chefs traditionnels ainsi que des médiateurs agropastoraux venus de plusieurs localités de la province. Elle s'inscrit dans le cadre du projet « Prévention et atténuation de l'impact des conflits locaux dans les zones frontalières d'Afrique centrale ».

Pour le chargé de médiation du Centre pour le Dialogue Humanitaire, Nadji Nelambaye, cette rencontre offre une occasion aux différents acteurs de partager leurs expériences et de réfléchir ensemble aux difficultés rencontrées sur le terrain.

Selon lui, plusieurs situations peuvent alimenter les tensions entre communautés, notamment l'accès aux terres agricoles, aux pâturages et aux points d'eau, mais aussi la transhumance, la divagations des animaux et les difficultés liées aux couloirs de passage.

Dans ce contexte, il estime que les médiateurs occupent une place importante. « Présents au plus près des communautés, ils peuvent intervenir rapidement pour favoriser le dialogue, rapprocher les parties en conflit et contribuer à trouver des solutions acceptées par les différents protagonistes », a-t-il précisé.

Nadji Nelambaye insiste également sur les principes qui doivent guider leur travail : l'écoute, la neutralité, l'impartialité et le respect entre les parties. « Notre responsabilité est grande, mais notre engagement collectif peut faire la différence », a-t-il déclaré.

Présent à la rencontre, le secrétaire général du département du Barh-Koh, Ngomsembaye Allahoguina Voltaire, a salué l'initiative du Centre pour le Dialogue Humanitaire. Il a rappelé que les questions de paix et de sécurité dépassent les frontières et que le Tchad reste exposé aux effets des crises qui touchent certains pays voisins.

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Pour lui, ces situations peuvent avoir des conséquences directes sur les communautés vivant dans les zones rurales, aussi bien du côté des agriculteurs que des éleveurs.

Le secrétaire général a par ailleurs appelé les médiateurs à préserver la confiance placée en eux par les populations et les autorités. Il a insisté sur la nécessité pour ces acteurs de rester impartiaux et neutres dans leurs interventions. Il a assuré que les autorités administratives et traditionnelles continueront à les accompagner dans leurs missions.

Les réseaux de Maro, Sido, Djek-Djeke, Moussoro, Danamadji-Moyo, Djoli-Balimba, Komogo et Sandana prennent part à cette rencontre inter-réseaux. Les participants entendent consolider leurs mécanismes de médiation et contribuer davantage à la prévention des conflits agropastoraux dans la province du Moyen-Chari.

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